L’Organisation Congolaise des Écologistes et Amis de la Nature (OCEAN) a conduit, du 12 au 16 et du 18 au 22 juin dernier à Yuki et Indolo dans le Territoire d’Oshwe (Mai-Ndombe), des ateliers de cartographie participative pour sécuriser les droits d’usage des ressources naturelles des communautés locales et les peuples autochtones pygmées. Financé par Rights and Resources Group (RRG), ce projet a ciblé la zone de conservation à haute valeur biologique des secteurs Lukeni et Kangara.
Au total 130 participants dont 20 femmes, ont pris part à des réunions explicatives sur la gestion des zones protégées selon l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et à des ateliers de formation en cartographie. Lors des débats, les participants ont révélé des défis majeurs, notamment l’expansion d’activités illégales comme le braconnage d’espèces protégées, l’exploitation forestière non régulée et l’agriculture sur brûlis. L’absence de patrouilles de l’ICCN, couplée à des complicités locales et à la non-application des lois environnementales et foncières, aggrave la situation. Les conflits interethniques et l’accaparement des terres par des autorités coutumières ont également étaient dénoncés.
Face à ces enjeux, les participants ont formulé des recommandations prioritaires : rétablir les postes de surveillance de l’ICCN, vulgariser les textes juridiques relatifs aux droits autochtones et forestiers, et renforcer le contrôle des cahiers de charges imposés aux exploitants forestiers. Des actions de sensibilisation ciblant les autorités locales et coutumières ont également été plébiscitées.
Pour ce faire, les résultats tangibles incluent la formation de 50 personnes aux techniques de cartographie participative et la signature de quatre procès-verbaux dont deux validant les périmètres de conservation et deux autres reconnaissant officiellement les droits d’usage coutumiers des communautés.
Il faut noter que l’administrateur du territoire d’Oshwe a salué l’initiative, appelant à une gestion durable des ressources et à l’extension du projet dans la région. Active depuis 2019 dans la protection des droits environnementaux en RDC, l’ONG OCEAN assurera un suivi opérationnel des engagements, notamment la matérialisation des postes de surveillance de l’ICCN d’ici fin 2025.
La Rédaction et CellCom OCEAN
Share this content:






