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Le Groupe de Travail Forêts (GTF), a poursuivi, jeudi 28 août, sa série d’ateliers de consultations et d’orientation des groupes cibles en faveur de la réforme de la Politique forestière nationale en RDC. Après avoir sollicité les jeunes, femmes, les peuples autochtones et les organisations de la société civile environnementale, le GTF a rencontré les structures et organisations représentatives des ministères sectoriels. L’objectif global de ces ateliers est de recueillir les avis et orientations de chaque groupe cible afin d’enrichir le processus de révision de la politique forestière, vieille de plus de deux décennies.
Ces consultations s’inscrivent dans le cadre du projet de ”renforcement de la participation des parties prenantes dans la réforme de la PFN”, initié par le GTF sous la supervision du ministère de l’Environnement, développement durable et de la Nouvelle économie du climat (MEDD-NEC).
Contrairement aux sessions précédentes, cette troisième série d’ateliers a ciblé spécifiquement les structures gouvernementales. Les participants ont été repartis en trois groupes de travail, chacun se concentrant sur trois des sept axes stratégiques de la matrice.
« La différence, c’est que ce sont des ateliers ciblés, destinés à diversifier les opinions et à recueillir des informations précises par catégorie de parties prenantes », a expliqué Bienvenu Ngoy, coordonnateur du Groupe de Travail Forêts (GTF).
« Les communautés locales, les peuples autochtones, les Pygmées, les femmes… chacun a des préoccupations qui lui sont propres. Je souhaite voir leurs voix intégrées dans le document de politique nationale », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « La société civile, force incontournable qui porte plaidoyers et propositions en matière de gouvernance forestière et de gestion des ressources naturelles, exprime également des attentes spécifiques. De même, les institutions en charge de la mise en œuvre – telles que la Direction générale des forêts – ainsi que les ministères concernés comme l’Aménagement du territoire, les Affaires foncières ou les Hydrocarbures, ont chacun leur perspective. L’idée est de favoriser l’inter-sectorialité : il est crucial que ces entités travaillent en synergie et que leurs considérations respectives soient prises en compte lors de l’élaboration d’une politique sectorielle. »
Pour Bienvenu Ngoy, il s’agit également de veiller à ce que la future politique forestière ne contredise pas les principes déjà actés dans d’autres cadres stratégiques nationaux. « Le document devra ensuite être soumis au gouvernement pour adoption, afin de préserver ces acquis et d’éviter toute incohérence avec des dispositions législatives existantes. »
Enfin, le coordonnateur du GTF a rappelé le circuit institutionnel du processus : « toutes les contributions recueillies seront transmises au ministère de l’Environnement et du Développement durable, qui a mis en place une cellule technique dédiée à l’élaboration de ce document de politique publique. »
Ce projet bénéficie de l’appui technique et financier de Right Resources Initiatives (RRI), ainsi que de la collaboration de la société civile environnementale, représentée par des plateformes telles que le Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR).
Pour cette phase, la restitution des travaux en groupe est prévue ce vendredi 29 août.
Le secteur privé industriel du bois, le secteur privé artisanal, mais aussi les nouveaux opérateurs dans le domaine de l’économie du climat, notamment les concessions de conservation sur les crédits carbone seront les dernières cibles du GTF pour clôturer sa série de consultations.
Bertin Al-bashir




