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Les Organisations de la société civile environnementale réunies autour du Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT) -ont lancé ce mardi 9 septembre à Kinshasa, une initiative visant à structurer et renforcer le dialogue entre les acteurs non étatiques et les institutions publiques autour des enjeux de gouvernance des ressources naturelles en RDC. Ce projet a pour objectif de formaliser un cadre de concertation inclusif, afin de coordonner les contributions de la société civile environnementale et d’alimenter les réformes engagées par la RDC dans les secteurs liés à la Stratégie-Cadre Nationale REDD+, notamment l’environnement, le développement durable et la nouvelle économie du climat.
Pour ce faire, une cellule technique de veille stratégique sera mise en place pour piloter le processus. proposer et contrôler le processus. Elle sera coordonnée par le CODELT avec l’appui de plusieurs autres réseaux de la société civile environnementale, dont le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), le Réseau national des observateurs indépendants (RENOI), le Réseau des Populations autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers (REPALEF) et le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC).
Alain-Parfait Ngulungu, Directeur exécutif de l’Action pour la gouvernance climatique et la conservation de la biodiversité (AGCCB), a expliqué la démarche de cette cellule, qui, par le passé a initié beaucoup d’actions impactant la gouvernance des ressources naturelles en RDC.
« Notre démarche est simple, elle est intelligente et innovante. Nous voulons mettre en place ces cadres pour justement, voir dans quelle mesure nous pouvons rationaliser notre travail de plaidoyer et de monitoring citoyen, des activités d’exploitation des ressources naturelles, mais aussi de voir comment engager un dialogue constructif avec les institutions en vue d’améliorer cette gouvernance dont nous déplorons aujourd’hui avec tous les problèmes que cela suscite », a-t-il expliqué.
De son côté Junior Tshiteya, coordonnateur de l’ONG Save Tomorrow, a souligné qu’après plusieurs années de plaidoyer et d’activisme et après cinq années de difficultés dans la participation des différents acteurs, il avait été très important que les personnes qui sont engagées sur ces questions, au regard de l’ouverture et de la volonté des animateurs dans les secteurs de faire participer les différents acteurs.
Pour lui, l’intelligence collective est nécessaire pour une telle initiative.
« Le décideur politique évolue souvent dans un environnement où l’information fait défaut. Cette cellule aura pour rôle de repérer les réformes en cours, de les alimenter, mais aussi d’identifier des secteurs prioritaires et de mobiliser la communauté pour accélérer les changements. Donc, la cellule de veille stratégique, elle va faire ce double rôle. Répérer les initiatives gouvernementales, les réformes en cours ainsi de suite, et les alimenter », a-t-il insisté.
Parmi les actions prévues figurent la mise en place d’un cadre permanent d’échanges et de concertation, l’organisation de sessions de renforcement des capacités, ainsi qu’une stratégie de communication et de visibilité.
Les prochains travaux de la cellule porteront sur les questions du marché carbone, les réformes de la gouvernance forestière et celles liées à l’aménagement du territoire.
Bertin Al-bashir




