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Face aux multiples problèmes auxquels la Réserve de Biosphère de Luki (RBL) est confrontée, le Groupe de Travail Forêts (GTF), en collaboration avec l’Action Concertée pour le Développement Durable (ACODED) et la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB), ainsi que d’autres structures de la société civile environnementale congolaise, organise les 25 et 26 septembre, une mission d’appui au renforcement des capacités et de résilience climatique des femmes paysannes et jeunes filles agricultrices en bordure de la réserve de biosphère de Luki dans la province du Kongo Central (Ouest de la RDC).
Les objectifs étant entre autres d’identifier les associations et leaders des associations féminines paysannes ; d’animer une session ou rencontre d’échange avec un échantillon représentatif des leaders et membres des associations des femmes agricultrices riveraines. Il s’agit également d’animer une session de sensibilisation et de formation sur l’agriculture écologique à l’intention des femmes qui vont participer également au dialogue avec un cas de pratique sur le terrain dans les champs.
Par la même occasion, le GTF entend structurer un comité ou noyau d’alerte et de plaidoyer des femmes pour les questions spécifiques les concernant sur la résilience climatique et l’accès foncier des activités agricoles à l’issue de la formation et du dialogue, et enfin définir et mettre en place les mécanismes et méthodes simples de communication et d’alerte spécifiques.
Pour le GTF, il s’agit essentiellement d’impliquer directement les femmes agricultrices, premières victimes du changement climatique, mais avant-gardistes des pratiques de résilience qui méritent d’être renforcées et valorisées sur base de leur expérience propre.
Problèmes de la RBL
Les organisateurs de cette mission soulignent que la RBL fait face à des problèmes cruciaux qui menacent dangereusement son existence et son intégrité. Il s’agit notamment de l’exploitation artisanale illégale du bois d’œuvre ; la carbonisation pour la production du bois-énergie communément appelé Makala ; la chasse illégale et le braconnage et le faible contrôle et les faibles des moyens de travail des éco-gardes.
D’autres problèmes se présentent en termes de laxisme dans la répression d’exploitants illégaux dans la réserve ; de l’agriculture itinérante sur brûlis ; de laxisme dans l’application de la loi, la liste n’est pas exhaustive. Des problèmes auxquels il faut apporter des solutions adéquates pour sauver cette réserve, note le GTF.
Sur le terrain lors de cette mission, le Groupe de Travail Forêt mène plusieurs activités, notamment, identifier etdiagnostiquer les associations et leaders des associations féminines paysannes représentatives. Occasion pour le GTF d’évoquer le potentiel de la RBL, les défis actuels, le rôle de la participation de la femme, l’accès à la terre par les femmes pour leurs activités agricoles, la protection de la zone centrale et la coexistence entre la Réserve et les activités anthropiques, afin de formuler des recommandations idoines et consensuelles à l’endroit des décideurs.
Un patrimoine de l’Unesco menacé
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Réserve de Biosphère de Luki est menacée à cause des activités destructrices de l’environnement d’origine anthropique,heurtant ainsi la zone intégrale de la réserve qui devrait être totalement conservée. Le GTF souligne que ces activités ont un impact avéré et exposent les ménages riverains, notamment, les femmes et les jeunes aux effets de changement climatique.
Signalons que cette activité rentre dans le cadre du projet d’appui au renforcement des capacités et de résilience climatique des femmes paysannes et jeunes filles agricultrices en bordure de la réserve de biosphère de Luki dans la province du Kongo central, avec le soutien de Global Greengrants Fund.
Ruben Ns Mayoni




