Home / Environnement / Enjeux environnementaux en RDC : Greenpeace renforce ses liens avec la presse

Enjeux environnementaux en RDC : Greenpeace renforce ses liens avec la presse

Partagez cet article :

Au cours d’un dîner d’échange tenu ce samedi 25 octobre 2025, plusieurs sujets ont été abordés entre les professionnels des médias et Greenpeace Afrique, avec à sa tête Georges Milumbu, Coordonnateur pays de cette ONG internationale.

Des échanges qui ont permis aux deux parties de discuter sur les défis environnementaux auxquels la RDC fait face, ainsi que sur les opportunités de collaboration entre la presse et Greenpeace pour promouvoir un avenir durable.

Décolonisation environnementale, lutte contre la déforestation et préservation des écosystèmes, défense des intérêts des communautés et éveil de leur conscience, promotion de la bonne gouvernance, renforcement de la législation et stricte application de la loi, autant de sujets ont été passés au peigne fin au cours de ces échanges enrichissants.

Il a également été évoqué le respect des clauses sociales par les entreprises extractives, la redevabilité de ces dernières dans le paiement des droits dus à l’Etat pour l’intérêt des communautés, la lutte contre le plastique et l’extractivisme à outrance.

Répondant à une question de la presse sur l’impact de l’énergie verte sur l’environnement, Georges Milumbu a indiqué qu’étant déjà dans la transition énergétique, Greenpeace Afrique encourage le gouvernement congolais à s’engager davantage dans cette voie afin que l’exploitation des énergies fossiles cesse progressivement. 

« C’est pour cela que nous insistons pour que les grands pollueurs paient davantage. En augmentant leur contribution, la transition énergétique devient possible », a-t-il souligné.

S’agissant de la participation de l’ONG à la COP 30 prochaine sur le changement climatique, Greenpeace entend apporter un agenda concerté avec le gouvernement, visant à demander que les grands pollueurs contribuent davantage. 

« Tous les dirigeants mondiaux seront sensibilisés à cette question. Parallèlement, nous continuons de sensibiliser les gouvernements congolais à faire de la bonne gouvernance leur priorité », a-t-il fait remarquer.

Le Coordonnateur pays de Greenpeace a insisté sur le fait que « la bonne gouvernance est également liée à la protection des peuples autochtones et des communautés locales. La RDC a déjà été félicitée pour l’adoption de certaines lois, mais ce sont désormais les mesures d’exécution qui font défaut », a-t-il regretté.

Greenpeace reste déterminée à accompagner le gouvernement pour que ces mesures d’application soient mises en place, afin que les peuples autochtones et les communautés participent pleinement à la cogestion des ressources naturelles, comme le prévoit le code minier.

Réforme du code forestier, mise en œuvre de mesures concrètes pour une gestion durable des forêts en faveur des communautés, gestion des hydrocarbures, sont autant des priorités sur lesquelles Greenpeace Afrique compte se focaliser dans son accompagnement du gouvernement congolais.

En ce qui concerne les financements liés aux mécanismes forestiers, Greenpeace Afrique souhaite que ces derniers soient gérés par les communautés elles-mêmes et non par des structures bureaucratiques centralisées à Kinshasa ou ailleurs. Une façon pour l’ONG de garantir les droits des communautés en les impliquant directement dans la gestion des ressources, notamment de leurs forêts et d’autres ressources naturelles dont elles dépendent pour leur survie quotidienne.

Quant à la collaboration avec la presse, le renforcement des liens se présentera entre autres sous forme de renforcement des capacités des professionnels des médias, des voyages de presse ainsi que d’accompagnement technique et même financier des journalistes dans la réalisation de leur travail de terrain sur les questions environnementales.

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *