Partagez cet article :
Durant 4 jours, soit du 27 au 30 octobre 2025, Kinshasa a vibré au rythme de la semaine nationale congolaise du climat 2025, sous le thème, « Forêts, Biodiversité et Tourbières : mobilisation des financements climatiques pour un développement durable en RDC et dans le bassin du Congo ».
Ouverte par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi, c’est Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, qui a fait tomber les rideaux à ces assises qui ont donné lieu à des recommandations, dix au total, pour préparer la route de la RDC vers la CoP 30 de Belém au Brésil.
Ces recommandations ont donc été coulées sous forme d’une feuille de route devant guider les pas de la République démocratique du Congo à la 30ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), prévue du 10 au 21 novembre 2025.
Une Semaine Nationale du Climat qui doit porter haut, voire plus haut, la voix de la RDC avec le programme « la forêt, c’est nous », non seulement pour protéger ou préserver les forêts, mieux, les conserver, mais aussi pour s’occuper de ces communautés locales et peuples autochtones qui, depuis des millénaires, préservent ces forêts.
Dans sa prise de parole clôturant la première édition de cette semaine nationale congolaise du climat, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, s’est engagée à traduire « toutes les recommandations formulées durant ces assises en actions concrètes afin de parvenir à des résultats tangibles ». Une façon de couler les recommandations en une feuille de route pour la CoP 30 et l’avenir.
L’objectif étant de promouvoir des politiques publiques efficaces et incitatives devant contribuer à la protection de l’environnement congolais, crucial pour l’équilibre écologique mondial, tout en réduisant la pauvreté des communautés appelées à protéger les écosystèmes vitaux de la RDC.
C’était l’occasion pour la Ministre de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, d’inviter les uns et les autres à faire de l’environnement un pilier national de développement durable pour maintenir la RDC au rang de « pays solution » à la crise climatique planétaire, en bâtissant une « économie verte et inclusive » par la mise en place et la promotion des emplois verts, faibles en carbone ou même décarbonés.
La route de la CoP 30 est désormais balisée pour la RDC, mais le défi reste celui de transformer les ambitions du pays en réalité par l’application des recommandations, qui, on l’espère, ne resteront pas lettre morte.
Ruben Ns Mayoni




