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Coordonnateur de l’ONG Actions pour la promotion et la protection des peuples et espèces menacés (APEM), organisation membre du Réseau pour l’environnement et les droits humains (R-EDH) qui a organisé l’atelier national de la société civile sur le Couloir Vert Kivu-Kinshasa (CVKK), Me Blaise Mudodosi s’est livré au micro de Versvert-infos à l’issue de l’atelier.
Versvert-infos : Après trois jours de travaux, êtes-vous satisfait des résultats obtenus ?
Me blaise Mudodosi : Oui, exactement, je suis très satisfait des travaux, surtout des résultats qu’on vient d’obtenir aujourd ‘hui à la fin de ces trois jours d ‘intenses activités sur le couloir Vert Kivu-Kinshasa, qui est une nouveauté. Il faut dire qu’aujourd ‘hui on a vraiment toutes les informations possibles pour bien comprendre qu’est-ce que c’est le Couloir Vert Kivu-Kinshasa, quelles seraient ses implications par rapport à tout ce qui existe dans la zone et surtout quelles seraient ses implications par rapport aux communautés locales avec leurs initiatives et des peuples autochtones qui sont dans tout cet espace-là.
Versvert-infos : Il y a évidemment des activités d’exploitation des ressources qui se déroulent déjà dans cet espace. Est-ce que tout cela sera préservé pour ces structures et ces communautés ?
Me blaise Mudodosi : Oui, en fait la loi telle que nous l’avons décortiquée ici montre que d’abord tous les droits acquis restent comme tels. Rien ne sera perturbé maintenant. Et c’est plutôt les droits qui vont venir, les différentes demandes, les différents projets, les différents investissements qui viendront dans la zone qui devraient évidemment se conformer à un certain nombre de règles. Mais pour ce qui est là aujourd ‘hui, il n’y a pas de problème.
Et d ‘ailleurs, la grande préoccupation évoquée dans la salle, c’était celle de savoir si les CFCL (Concession forestières des communautés locales) pouvaient être acceptées. Donc la réponse a été oui, du fait que c’est des initiatives communautaires et qui n’ont rien à voir avec de grands financements qui viennent et sur lesquels on peut avoir des craintes par rapport à leur empreinte carbone. Mais tout ce quiconcerne les communautés et tout ce qu’il y a comme organisation autour de leur gouvernance, tout cela est à encourager parce que c’est à ces endroits-là et dans cettedynamique-là que les aides ou les actions et les appuis pour les communautés pourraient passer.

Versvert-infos : Après l’atelier, quelles sont les perspectives et les prochaines étapes pour la société civile dans ce projet Couloir Vert ?
Me blaise Mudodosi : Oui pour la société civile, nous sortons de cet atelier avec les premières idées de notre plan d ‘action. Nous allons trouver, je pense, un autre moment entre nous d’abord, pour finaliser notre plan d’action, le temps de trouver les moyens, pour évidemment réaliser des activités qu’on va intégrer dans ce plan d’action. Mais nous restons toujours sur notre rôle de suivre de très près ce processus afin qu’il ne dérange pas les intérêts et les droits des communautés locales et des peuples autochtones.
Versvert-infos : Parmi les recommandations formulées, laquelle vous a semblé plus pertinente ?
Me blaise Mudodosi : Il y a plusieurs recommandations qui ont été adressées à plusieurs entités. Evidemment, ce qui m’a beaucoup frappé, celle que j’attendais en fait, c’est cette recommandation qui est allée dans le sens de revoir, de clarifier les textes, de requalifier les statuts du Couloir, parce qu’aujourd’hui, si on regarde très bien, quelle que soit la situation, il peut y avoir une mauvaise interprétation par rapport au statut du Couloir, s’il est vraiment du domaine public de l’État ou du domaine privé de l’État.
Comme il est protégé, beaucoup de gens peuvent penser qu’il est du domaine public de l’État, mais au regard de tout ce qu ‘on accepte dedans comme activités et autres, on voit que c ‘est le domaine privé de l’État. Alors on voulait que dans les textes qui viendront ou qui pourront être révisés, qu’on mentionne clairement que c’est le domaine privé de l’État, afin que demain ou après-demain, on n’ait pas de soucis par rapport aux différents droits qui doivent s’exercer dans cette zone-là.
Propos recueillis par Ruben Ns Mayoni




