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	<title>Archives des Forets - Vers Vert-infos</title>
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	<title>Archives des Forets - Vers Vert-infos</title>
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		<title>Kongo Central : les leaders religieux de Muanda passent à l&#8217;offensive pour sauver les forêts</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2026/08/28/kongo-central-les-leaders-religieux-de-muanda-passent-a-loffensive-pour-sauver-les-forets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 14:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Forets]]></category>
		<category><![CDATA[Initiative interreligieuse pour les forêts tropicales (IRI-RDC)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ville côtière de Muanda abrite désormais le point de départ d’une dynamique environnementale d’envergure. En lançant officiellement</p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2026/08/28/kongo-central-les-leaders-religieux-de-muanda-passent-a-loffensive-pour-sauver-les-forets/">Kongo Central : les leaders religieux de Muanda passent à l&rsquo;offensive pour sauver les forêts</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>La ville côtière de Muanda abrite désormais le point de départ d’une dynamique environnementale d’envergure. En lançant officiellement la campagne « Pas de forêts, pas d’avenir » et en adoptant son Plan d’action provincial, l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales en République démocratique du Congo (IRI-RDC) insuffle un vent nouveau : celui de l’alliance entre la foi et la protection de la nature (la maison commune).</em></strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Sous l&rsquo;impulsion de l’Administrateur du territoire adjoint chargé des finances, économie et développement, Christophe Bieto, cette initiative marque le passage crucial de la théorie à la pratique. Les leaders religieux de la région, préalablement formés aux enjeux de la déforestation, du changement climatique, de la biodiversité et des droits des communautés locales, endossent désormais le costume de sentinelles de l&rsquo;environnement.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’adoption du Plan d’action provincial dote le Kongo Central d’une stratégie claire et structurée. Cette feuille de route s&rsquo;articule autour de plusieurs axes majeurs. D’abord, le renforcement du Conseil consultatif provincial pour consolider la gouvernance locale, puis, la restitution active des acquis de la formation immersive au sein de chaque confession religieuse. Ensuite, le déploiement d’actions de sensibilisation de proximité, appuyées par des tables rondes radiophoniques pour toucher le plus grand nombre; la création de synergies avec les organisations engagées dans la lutte contre la déforestation. Enfin, le plaidoyer ciblé auprès des autorités publiques et des parlementaires pour influencer positivement les décisions ayant un impact sur les écosystèmes forestiers.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Quand la foi rejoint la responsabilité citoyenne</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda-1024x575.jpeg" alt="" class="wp-image-6239" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda-1024x575.jpeg 1024w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda-300x168.jpeg 300w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda-768x431.jpeg 768w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda-1536x862.jpeg 1536w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2026/08/IRI_Mwanda.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Loin de se limiter à des prêches dominicaux ou à de simples discours de sensibilisation, l&rsquo;ambition d&rsquo;IRI-RDC à Muanda est systémique. Il s&rsquo;agit de documenter les infractions environnementales, de porter la voix des populations vulnérables et des peuples autochtones directement auprès des décideurs, et de transformer chaque lieu de culte en un espace de mobilisation citoyenne.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">En unissant leurs voix, les différentes confessions religieuses du Kongo Central démontrent que la sauvegarde de la création n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question technique ou politique, mais un impératif moral et existentiel : pas de forêts, pas d&rsquo;avenir.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Avec le lancement officiel de cette campagne « Pas de forêts, pas d’avenir », le Chapitre IRI-RDC de Muanda entend ainsi faire du Kongo Central un espace de mobilisation interreligieuse où la foi, la responsabilité citoyenne, l’action communautaire et le plaidoyer convergent vers un même objectif : préserver durablement les forêts et les droits des communautés qui en dépendent.</p>



<p class="has-light-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-2 wp-block-paragraph"><strong>Ruben Ns Mayoni (avec IRI-RDC)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Arbres en ville : pourquoi il n’y a pas que le nombre qui compte ?</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/12/27/arbres-en-ville-pourquoi-il-ny-a-pas-que-le-nombre-qui-compte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 19:37:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Arbres en ville]]></category>
		<category><![CDATA[Forets]]></category>
		<category><![CDATA[Goodplanet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Combien d’arbres faudrait-il idéalement dans nos villes pour nous permettre de vivre dans des environnements frais, sains et</p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/12/27/arbres-en-ville-pourquoi-il-ny-a-pas-que-le-nombre-qui-compte/">Arbres en ville : pourquoi il n’y a pas que le nombre qui compte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-5 wp-block-paragraph"><em><strong>Combien d’arbres faudrait-il idéalement dans nos villes pour nous permettre de vivre dans des environnements frais, sains et agréables ? En tâchant de répondre à cette question, les chercheurs en écologie, Alain Paquette, Serge Muller et Bastien Castagneyrol rappellent au passage que beaucoup d’autres paramètres doivent être pris en compte pour verdir la ville au bénéfice de tous. Cette analyse est tirée de la conclusion de l’ouvrage qu’ils ont coordonné « De l’arbre en ville à la forêt urbaine » aux <a href="https://www.quae.com/produit/1861/9782759238804/de-l-arbre-en-ville-a-la-foret-urbaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions Quae </a>pour la France, et aux <a href="https://www.puq.ca/catalogue/livres/arbre-ville-foret-urbaine-4385.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Presses de l’Université du Québec</a> pour la distribution québécoise.</strong></em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">De nombreuses études montrent un lien direct entre l’importance des arbres dans l’environnement urbain (habituellement rapporté par l’indice de canopée) et les effets sur la santé humaine, physique et mentale. Mais combien faut-il d’arbres ? Il n’y a pas de chiffre magique, bien que plusieurs aient été proposés. Pendant vingt ans, le chiffre de 40 % a circulé. Quarante pour cent, ce serait l’indice de canopée souhaitable, c’est-à-dire la proportion de l’espace urbain, qui serait occupée par les arbres si l’on regardait une ville d’en haut. Ce chiffre a été établi dans un article d’American Forests publié en 1997 après avoir analysé le couvert végétal de dizaines de villes aux États-Unis.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Mais en janvier 2017, ce même organisme se rétractait, arguant que beaucoup d’autres facteurs étaient à considérer (densité de population, du bâti, climat, autre couvert végétal), et que la recherche des dernières années ne cautionnait plus cette valeur.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Très récemment, d’autres auteurs ont établi que si la canopée d’une ville atteignait les 30 %, la température moyenne pourrait baisser d’environ un demi-degré et&nbsp;<a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(22)02585-5/abstract" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réduire d’un tiers les décès prématurés liés aux canicules</a>.Trente pour cent, c’est moins que 40 %, mais c’est le double de la moyenne actuelle de l’indice de canopée des principales grandes villes à l’échelle mondiale.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Des programmes souvent sans objectif clair</strong></em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Quel est l’indice de canopée souhaitable ? Trente pour cent ? Quarante pour cent ? Il n’y a pas de consensus, mais il est clairement apparu au travers des chapitres de l’ouvrage que la question n’est pas seulement de déterminer le nombre d’arbres dont nous avons besoin pour rendre nos villes durablement vivables.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi d’identifier les espèces d’arbres dont nous avons besoin, à quels endroits, et la façon dont nous pouvons les accompagner dans leur croissance et leurs interactions avec leur environnement biotique et abiotique pour tirer le maximum des services, nombreux, qu’ils peuvent fournir aux populations citadines.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Il apparaît dès l’introduction de l’ouvrage que les programmes de verdissement des villes affichent dans leur grande majorité des objectifs en matière de nombre d’arbres à planter (ou, déjà mieux, de pourcentage de canopée), avec une&nbsp;<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0169204622002985" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promesse de bénéfices sur la santé et le bien-être</a>.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Paradoxalement, très peu de programmes de plantation mettent l’accent sur les services, comme réduire de 5 °C les températures extrêmes (Buenos Aires, Argentine). Ce choix est inquiétant car, sans cible claire, malgré les meilleures volontés et les ressources investies, le risque est grand de ne pas obtenir les effets escomptés ou, pire, de favoriser l’émergence de problèmes sanitaires, pour les arbres eux-mêmes et les espèces associées, l’espèce humaine comprise.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Et parce que par ailleurs les programmes de plantation d’arbres urbains sont menés à grand renfort de communication sur les bienfaits attendus, il faut également s’inquiéter du risque insidieux de favoriser une forme de défiance des populations citadines vis-à-vis de la science si les promesses ne sont pas satisfaites et d’une défiance encore accrue de la part des populations habitant en dehors de ces cœurs métropolitains surinvestis par ces promesses.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Planter aux bons endroits</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="316" height="475" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image1-46-1.jpeg" alt="" class="wp-image-4630" style="width:658px;height:auto" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image1-46-1.jpeg 316w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image1-46-1-200x300.jpeg 200w" sizes="(max-width: 316px) 100vw, 316px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Un point commun qui revient dans plusieurs chapitres de l’ouvrage est la nécessité d’intervenir aux bons endroits. C’est bien sûr d’abord un problème d’écologie : les performances d’un individu (sa croissance, sa survie, sa reproduction) sont en premier lieu déterminées par la qualité et la quantité des ressources (l’eau, l’azote, la lumière, etc.).</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Le manque autant que l’excès sont délétères</em></strong>.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les gammes optimales de disponibilité en ressources varient d’une espèce à l’autre. Les chênes à feuilles sempervirentes sont par exemple plus résistants au manque d’eau que les chênes aux feuilles caduques. Il convient donc d’adapter les essences aux conditions locales de leur environnement. Or, en ville, ces conditions peuvent changer de manière abrupte sur quelques dizaines de mètres seulement.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Mais ce qui fait «&nbsp;<em>le bon endroit&nbsp;</em>» pour un arbre urbain n’est pas qu’une question d’écologie. «&nbsp;<em>Le bon endroit</em>&nbsp;», c’est aussi là où l’arbre est et sera le plus utile pour les populations citadines.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Aujourd’hui, de nombreux arbres urbains ne sont pas aux bons endroits. D’abord, parce que la majorité d’entre eux vivent dans des conditions environnementales qui frôlent, voire dépassent les seuils au-delà desquels leur survie est compromise.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ensuite, parce que les populations citadines les plus vulnérables sur le plan économique sont celles qui, en ville, sont les plus exposées aux chaleurs extrêmes et aux pollutions ; ce sont également celles qui sont les&nbsp;<a href="https://kids.frontiersin.org/articles/10.3389/frym.2023.987946" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moins bien pourvues en végétation</a>.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Viser plus de diversité</strong></em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’une des plus grandes menaces pour la forêt urbaine est son manque de diversité en matière d’essences, mais aussi de distribution dans l’espace, maintes fois documenté.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">En effet, dans la plupart des villes du monde, à peu d’exceptions près, les inventaires font état d’un grand nombre d’espèces au total, mais aussi d’un fort déséquilibre d’abondance entre essences, un petit nombre d’entre elles regroupant la majorité des effectifs.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ainsi, à Montréal, l’érable plane représente à lui seul plus de 17 % des arbres de la ville, et le genre Acer&nbsp;<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1618866721001825" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 30 % des effectifs</a>.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Tout aussi alarmant, [l’écologue forestier Charles] Nock et ses collaborateurs ont montré en 2013 que les principales espèces utilisées dans les villes du nord-est de l’Amérique du Nord étaient les mêmes d’une ville à l’autre, et n’avaient aucun lien avec les forêts naturelles environnantes.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ces dernières années ont bien montré l’impact que peut avoir une surabondance de certaines espèces ou groupes, comme les frênes en Amérique du Nord, victimes d’un insecte, l’agrile du frêne, qui en absence de traitement tue pratiquement tous les arbres en quelques années.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Or les frênes sont parmi les espèces les plus fréquentes dans la canopée des villes d’Amérique du Nord (plus de 20 % à Montréal, par exemple). Qu’un insecte ravageur s’installe durablement, et c’est la majorité de la forêt urbaine qui est menacée, avec des conséquences rapidement mesurables sur la santé humaine.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ainsi, la diversification des plantations est le meilleur outil que nous ayons pour réduire le risque lié aux changements climatiques, aux insectes et aux maladies exotiques.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">De la même manière que l’agricultrice avisée ne placera pas tous ses œufs dans un seul panier, ou que la banquière performante diversifiera son portefeuille d’actions, la diversification de la forêt urbaine diminue son exposition au risque par « effet de portefeuille », cette idée portant en effet le&nbsp;<a href="https://esajournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1890/140275" target="_blank" rel="noreferrer noopener">même nom en économie et en écologie</a>.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Seulement, il faut diversifier de façon efficace. Prenons encore l’image des portefeuilles financiers. Il est risqué de n’investir que dans des compagnies appartenant à un même secteur d’activité (pétrolier, par exemple) ; il faut plutôt miser sur des secteurs différents (technologies, énergies renouvelables, services). C’est pareil pour les arbres.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La règle au doigt mouillé, dite « règle de Santamour » (pas plus de 10 % d’une espèce, 20 % d’un genre et 30 % d’une famille), est certainement utile, mais imparfaite, puisqu’elle ne tient pas compte des ressemblances fonctionnelles entre espèces non apparentées, et inversement.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Un nouvel outil a ainsi été proposé s’appuyant sur les groupes fonctionnels, c’est-à-dire des groupes d’espèces qui se ressemblent (comme des compagnies appartenant au même domaine) ; il suffit de choisir des espèces appartenant à des groupes différents pour s’assurer d’une diversification et&nbsp;<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1618866721001825" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’une réduction du risque efficace</a>.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La diversification vise donc non pas à augmenter les effectifs aujourd’hui, mais à s’assurer que la canopée dont nous aurons encore davantage besoin prochainement sera encore là pour garantir un niveau de services adéquat.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Il est intéressant de noter que la diversification est aussi un moyen tout indiqué pour atténuer les desservices associés à la forêt urbaine, comme l’effet des pollens sur les allergies.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Cibler des espèces d’arbres plus adaptées</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="938" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image2-23.jpeg" alt="" class="wp-image-4631" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image2-23.jpeg 1000w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image2-23-300x281.jpeg 300w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image2-23-768x720.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Le changement climatique menace de nombreuses espèces d’arbres qui sont actuellement abondamment présentes dans nos villes. Ainsi&nbsp;<a href="https://www.nature.com/articles/s41558-022-01465-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’écologue Esperon-Rodriguez et son équipe</a>&nbsp;ont montré en 2022 dans une étude concernant 3 129 espèces d’arbres et d’arbustes présentes dans 164 villes de 78 pays différents que les deux tiers de ces espèces pourraient être en situation de risque à l’échéance 2050.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’est pourquoi de nombreuses villes ont déjà commencé à anticiper ces changements et modifié leurs palettes végétales en y introduisant ou en renforçant la part des espèces résistantes à la sécheresse. Des outils ont été créés pour les aider dans le choix des essences les mieux adaptées aux différentes situations.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Cependant, les objectifs de diversification et d’adaptation impliquent qu’il faut élargir l’offre et lancer rapidement, si ce n’est déjà fait, des essais avec des espèces de différentes provenances. Cela pose nécessairement la difficile question de l’indigénat, mais aussi de l’urgence de développer et de tester de nouveaux cultivars adaptés à la réalité urbaine.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">À partir d’espèces locales bien sûr, lorsque c’est possible, mais l’utilisation d’essences exotiques apparaît incontournable pour augmenter la diversité et la résilience.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’esthétisme sera toujours un élément important, ne serait-ce que pour l’acceptabilité publique des opérations d’intensification de la canopée. Mais il faut désormais, et de façon urgente, intégrer d’autres critères liés à la tolérance aux stress anticipés.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Il serait aussi intéressant de cesser le développement et l’utilisation de cultivars dits «&nbsp;<em>stériles</em>&nbsp;» car ne produisant pas de fruits (graines), que d’aucuns trouvent indésirables, mais qui ne sont la plupart du temps que mâles, et produisant des pollens.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce phénomène porte même un nom : le&nbsp;<a href="https://science.thewire.in/environment/the-complicated-truth-behind-botanical-sexism/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sexisme botanique</a>. Bien que cette idée ait été largement reprise,&nbsp;<a href="http://extension.msstate.edu/news/feature-story/2003/male-plants-are-not-blame-for-allergies" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aucune étude probante</a>&nbsp;n’a documenté un&nbsp;<a href="https://www.buzzfeednews.com/article/nicolefallert/botanical-sexism-male-trees-theory-controversy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">effet réel</a>&nbsp;sur les symptômes allergiques, et il serait intéressant de remettre au goût du jour les cultivars femelles, ou au moins réellement stériles.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>D</em></strong><em><strong>es forêts urbaines encore peu documentées</strong></em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Sans connaissances, impossible de poser des gestes concrets et sûrs pour augmenter la résistance et la résilience de la forêt urbaine de manière à assurer le bénéfice des précieux services écosystémiques qu’elle rend.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Après des décennies de travaux en foresterie et en écologie forestière en forêts naturelles et aménagées, que peu de gens côtoient au quotidien, nous en avons développé une connaissance loin d’être complète mais suffisante pour faire des prédictions et des prescriptions avec une relative précision.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Mais après tout au plus vingt ans de recherches encore parcellaires sur la forêt urbaine, nous allons de surprise en surprise et devons admettre que nous n’y connaissons pas grand-chose, et que la forêt urbaine est autrement plus complexe qu’imaginée au départ, comme le démontrent les chapitres de l’ouvrage.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Au chapitre 1 par exemple, l’on montrait à quel point les conditions de croissance des arbres urbains sont souvent très différentes de celles de la forêt naturelle dans laquelle ils ont évolué. Les facteurs de stress et les maladies y sont aussi différents.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">On le sait désormais, l’arbre n’est pas seul, et supporte tout un microbiome complexe, partagé en partie avec les humains avec qui il cohabite dans la ville, et un nombre important d’autres organismes, petits et grands (insectes, oiseaux).&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="754" height="424" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image3-6.jpeg" alt="" class="wp-image-4632" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image3-6.jpeg 754w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/12/image3-6-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La forêt urbaine est par définition indissociable des villes, et de leur développement historique et politique. Mais toute cette connaissance est très récente, et l’on commence à peine à connaître ces arbres avec lesquels nous partageons notre milieu de vie intime.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La connaissance de la forêt urbaine, aussi trivial que cela puisse paraître, commence par son inventaire. Et cela peut même révéler de bonnes nouvelles ! La vaste majorité des inventaires de forêts urbaines disponibles se limitent aux arbres dans l’emprise publique, et sous la juridiction de la municipalité.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">En pratique, ces arbres représentent souvent moins de 50 % du total. Un écologue qui aurait réussi l’exploit d’échantillonner, de façon aléatoire, 50 % d’un habitat serait certainement en droit de prétendre à une excellente représentation.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Mais justement, un échantillonnage centré uniquement sur l’emprise publique n’est pas aléatoire, et pourrait être fortement biaisé si les autres «&nbsp;<em>propriétaires</em>&nbsp;» d’arbres dans la ville prennent des décisions différentes, ce qui est hautement probable.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Cela représente un frein au développement de plans d’intervention, par exemple pour augmenter la résilience de la forêt urbaine.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les rares études ayant intégré les arbres privés (sur les terrains industriels, commerciaux, institutionnels et évidemment résidentiels) montrent que cette composante souffre elle aussi d’un manque de diversité causé par la surabondance de certaines espèces. Mais&nbsp;<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S161886672200303X" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ces espèces ne sont pas les mêmes</a>&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce qui a pour effet <a href="https://www.frontiersin.org/journals/ecology-and-evolution/articles/10.3389/fevo.2021.716611/full" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’augmenter la diversité réelle de la ville</a>, et c’est une excellente nouvelle. Au travers de cet ouvrage, nous avons cherché à ce que les arbres ne cachent pas plus la forêt urbaine que la forêt urbaine ne camoufle la complexité des interactions entre le vivant, humain et non humain, et son environnement minéral largement anthropisé.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce sont les interactions entre la ville, les arbres, et nos choix d’aménagements qui façonnent la forêt urbaine, sa dynamique dans l’espace et dans le temps, et les bénéfices que nous en retirons. On retiendra donc que la ville fait la forêt urbaine, autant que la forêt urbaine fait la ville.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-6 wp-block-paragraph"><strong>Tiré de GoodPlanet (avec la rédaction)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/12/27/arbres-en-ville-pourquoi-il-ny-a-pas-que-le-nombre-qui-compte/">Arbres en ville : pourquoi il n’y a pas que le nombre qui compte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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		<title>CoP30 : la diplomatie scientifique au service des forêts congolaises</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/11/12/cop30-la-diplomatie-scientifique-au-service-des-forets-congolaises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[COP 30]]></category>
		<category><![CDATA[Forets]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afin de doter la RDC des compétences nécessaires pour une meilleure connaissance et valorisation de ses forêts à</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9 wp-block-paragraph" id="block-1bab7114-3cd4-4bb8-af1e-f4a9800856dd"><strong><em>Afin de doter la RDC des compétences nécessaires pour une meilleure connaissance et valorisation de ses forêts à travers la recherche scientifique, la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a déployé une diplomatie scientifique agissante</em></strong>. <em><strong>Le lundi 10 novembre à l’occasion de l’ouverture officielle de la 30ème Conférence des Nations Unies sur le Climat (CoP30), la Ministre a eu des échanges fructueux avec l’équipe de l’initiative One Forest Vision, conduite par Laurent Durieux, qui a souligné l&rsquo;importance de cette collaboration</strong></em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">« <em>l’Initiative One Forest Vision représente l’ensemble de la recherche française qui se mobilise pour venir aux côtés de la science en RDC. On a besoin de cette science pour répondre aux enjeux assez complexes liés à ses forêts et ses tourbières</em> ».<br><br></p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Scientifique de haut niveau, la Professeure Marie Nyange a exprimé sa pleine disponibilité à faciliter le lancement prochain à Kinshasa du projet One Forest Initiative, déjà en exécution dans d’autres pays d’Afrique centrale, notamment au Cameroun, au Congo et au Gabon. </p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La ministre Nyange a également profité de cette occasion pour présenter à ses hôtes les initiatives phares portées par la RDC à cette CoP: Couloir Vert Kivu-Kinshasa, programme «&nbsp;<em>La Forêt c’est nous</em>&nbsp;» et l’Autorité de régulation du marché carbone.<br><br>La Ministre a insisté sur l&rsquo;importance des données fiables pour attirer les financements climatiques : «&nbsp;<em>Sans les données fiables, il n&rsquo;est pas possible de convaincre et d’attirer des financements climat. Mon ministère est disposé à accompagner ce projet</em>&nbsp;», a indiqué Marie Nyange Ndambo.<br><br>Ce projet vise à renforcer les capacités des jeunes à comprendre et gérer les forêts congolaises, notamment par l&rsquo;octroi de bourses de doctorat et de master en sciences forestières.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/11/image0-61-1024x678.jpeg" alt="" class="wp-image-4234" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/11/image0-61-1024x678.jpeg 1024w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/11/image0-61-300x199.jpeg 300w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/11/image0-61-768x509.jpeg 768w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/11/image0-61.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Selon Laurent Durieux, le projet sera lancé en RDC dans le plus bref délai avec un atelier de co-construction afin d’identifier, avec les scientifiques congolais, les besoins réels du pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">« <em>La France ne pouvait pas venir faire de la recherche en RDC sans y être invitée. Aujourd’hui, nous avons une invitation de la Ministre pour venir lancer ce programme </em>»,  a conclu Laurent Durieux.</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Signalons que Laurent Durieux a été nommé, depuis mai 2023, Coordonnateur de l’institut national pour le développement (IRD) à l’Initiative One Forest Vision et aux partenariats de conservation positive (PCP).</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Notons que l’Initiative One Forest Vision vise à accompagner scientifiquement les pays des bassins tropicaux dans la préservation de l&rsquo;intégrité environnementale de la biodiversité irrécupérable et des réservoirs de carbone des forêts tropicales et des zones humides.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Cette initiative a été préfigurée par 6 grands organismes de recherche français (CEA, CIRAD, CNRS, INRAE, IRD, MNHN) et se développe en co-construction avec les institutions de recherche des pays partenaires. L’initiative bénéficie dès à présent de financements français sur le Bassin du Congo.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-10 wp-block-paragraph"><strong>La rédaction (avec CellCom MEDD-NEC)</strong></p>
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		<title>Politique forestière nationale : le GTF   poursuit les consultations à Kinshasa</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/08/28/politique-forestiere-nationale-le-gtf-poursuit-les-consultations-a-kinshasa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 23:12:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Bertin Al-bashir]]></category>
		<category><![CDATA[Forets]]></category>
		<category><![CDATA[GTF]]></category>
		<category><![CDATA[Politique forestière nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groupe de Travail Forêts (GTF) a organisé des ateliers visant à réformer la Politique forestière nationale en RDC. Ces sessions, ciblant spécifiquement les structures gouvernementales, ont permis de recueillir des avis diversifiés de groupes tels que les femmes, les peuples autochtones et la société civile, pour enrichir le processus de révision.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-11 wp-block-paragraph"><strong><em>Le Groupe de Travail Forêts (GTF), a poursuivi, jeudi 28 août, sa série d&rsquo;ateliers de consultations et d&rsquo;orientation des groupes cibles en faveur de la réforme de la Politique forestière nationale en RDC. Après avoir sollicité les jeunes, femmes, les peuples autochtones et les organisations de la société civile environnementale, le GTF a rencontré les structures et organisations représentatives des ministères sectoriels.</em></strong> <strong><em>L&rsquo;objectif global de ces ateliers est de recueillir les avis et orientations de chaque groupe cible afin d&rsquo;enrichir le processus de révision de la politique forestière, vieille de plus de deux décennies.</em></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-12 wp-block-paragraph">Ces consultations s&rsquo;inscrivent dans le cadre du projet de ”renforcement de la participation des parties prenantes dans la réforme de la PFN”, initié par le GTF sous la supervision du ministère de l&rsquo;Environnement, développement durable et de la Nouvelle économie du climat (MEDD-NEC).</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-13 wp-block-paragraph">Contrairement aux sessions précédentes, cette troisième série d&rsquo;ateliers a ciblé spécifiquement les structures gouvernementales. Les participants ont été repartis en trois groupes de travail, chacun se concentrant sur trois des sept axes stratégiques de la matrice.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-14 wp-block-paragraph">« La différence, c’est que ce sont des ateliers ciblés, destinés à diversifier les opinions et à recueillir des informations précises par catégorie de parties prenantes », a expliqué Bienvenu Ngoy, coordonnateur du Groupe de Travail Forêts (GTF).</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-15 wp-block-paragraph">« Les communautés locales, les peuples autochtones, les Pygmées, les femmes… chacun a des préoccupations qui lui sont propres. Je souhaite voir leurs voix intégrées dans le document de politique nationale », a-t-il souligné.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-16 wp-block-paragraph">Et d’ajouter : « La société civile, force incontournable qui porte plaidoyers et propositions en matière de gouvernance forestière et de gestion des ressources naturelles, exprime également des attentes spécifiques. De même, les institutions en charge de la mise en œuvre – telles que la Direction générale des forêts – ainsi que les ministères concernés comme l’Aménagement du territoire, les Affaires foncières ou les Hydrocarbures, ont chacun leur perspective. L’idée est de favoriser l’inter-sectorialité : il est crucial que ces entités travaillent en synergie et que leurs considérations respectives soient prises en compte lors de l’élaboration d’une politique sectorielle. »</p>
</blockquote>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-17 wp-block-paragraph">Pour Bienvenu Ngoy, il s’agit également de veiller à ce que la future politique forestière ne contredise pas les principes déjà actés dans d’autres cadres stratégiques nationaux. « <em>Le document devra ensuite être soumis au gouvernement pour adoption, afin de préserver ces acquis et d’éviter toute incohérence avec des dispositions législatives existantes. </em>»</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-18 wp-block-paragraph">Enfin, le coordonnateur du GTF a rappelé le circuit institutionnel du processus : « <em>toutes les contributions recueillies seront transmises au ministère de l’Environnement et du Développement durable, qui a mis en place une cellule technique dédiée à l’élaboration de ce document de politique publique. </em>»</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-19 wp-block-paragraph">Ce projet bénéficie de l&rsquo;appui technique et financier de Right Resources Initiatives (RRI), ainsi que de la collaboration de la société civile environnementale, représentée par des plateformes telles que le Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR).<br>Pour cette phase, la restitution des travaux en groupe est prévue ce vendredi 29 août.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-20 wp-block-paragraph">Le secteur privé industriel du bois, le secteur privé artisanal, mais aussi les nouveaux opérateurs dans le domaine de l&rsquo;économie du climat, notamment les concessions de conservation sur les crédits carbone seront les dernières cibles du GTF pour clôturer sa série de consultations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bertin Al-bashir</strong></p>
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