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	<title>Archives des Giec - Vers Vert-infos</title>
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	<description>Pour un monde plus vert, viable et vivable !</description>
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	<title>Archives des Giec - Vers Vert-infos</title>
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		<title>Réchauffement climatique : face au déni, le chef du GIEC appelle à être « très clair » sur le rôle de l’homme</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/12/06/rechauffement-climatique-face-au-deni-le-chef-du-giec-appelle-a-etre-tres-clair-sur-le-role-de-lhomme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 13:23:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[Rechauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la montée du déni climatique, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC),</p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/12/06/rechauffement-climatique-face-au-deni-le-chef-du-giec-appelle-a-etre-tres-clair-sur-le-role-de-lhomme/">Réchauffement climatique : face au déni, le chef du GIEC appelle à être « très clair » sur le rôle de l’homme</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-787574b635a9a5679011321a85b4374c"><strong><em>Face à la montée du déni climatique, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Jim Skea, veut rappeler la science et l’origine humaine du réchauffement « de manière très claire », dans un entretien avec l’AFP.</em></strong> </p>



<p class="has-medium-font-size">La France a accueilli, du 1er au 5 décembre, plus de 600 membres du GIEC, qui doivent entamer les travaux de leur prochain rapport.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">«&nbsp;<em>Sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons</em>&nbsp;», souligne Jim Skea, le professeur écossais qui préside le groupe de scientifiques mandatés par l’ONU.</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Vous avez dit récemment qu’il était « presque inévitable » que le monde franchisse le seuil de 1,5°C de réchauffement à court terme. Quel sera le message de votre prochain rapport dans quelques années ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">«&nbsp;<em>Le message est que si l’on veut ramener le réchauffement mondial à 1,5°C, les décisions à prendre sont très claires. Nous avons besoin de réductions significatives des émissions liées à l’énergie et à l’utilisation des terres. Nous devons aussi commencer à réfléchir à retirer le CO2 de l’atmosphère à grande échelle. Et il manque beaucoup de connaissances sur ce sujet&nbsp;</em>».</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">La France a exprimé son soutien au Giec cette semaine face à la montée du déni climatique. Est-ce que ce soutien est important ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">« <em>C’est vraiment important et bienvenu d’avoir ce niveau de soutien de la part du gouvernement français, d’origines multiples: le chef de l’État, trois ministres. C’est un niveau de soutien significatif et ça a donné beaucoup d’élan aux scientifiques. Quand je leur ai parlé ensuite, ils en étaient très heureux : ça leur a apporté de la confiance et de l’enthousiasme pour aller de l’avant </em>».</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Comment les conclusions du Giec vont-elles s’imposer au public malgré la désinformation, quand certains – comme le président américain Donald Trump – qualifient le changement climatique de canular?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">«&nbsp;<em>Nous devons continuer à communiquer la science de manière très claire. Notre dernier rapport avait cette conclusion très simple: sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons. Nous devons souligner ce message et nous pouvons l’appuyer par plusieurs types d’explications et de multiples sources de données</em>&nbsp;».</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Le gouvernement des États-Unis est absent du Giec et ne finance pas les chercheurs qui participent à ses travaux. Mais ne craignez-vous pas qu’il bloque ses rapports au moment de l’approbation par les pays ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">« <em>Nous bénéficions toujours d’une énorme présence américaine au Giec. Nous avons près de 50 auteurs à cette réunion, dont la présence est financée par des organisations philanthropiques américaines et qui ont été nommés par des organisations observatrices venant des États-Unis…</em>»</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Quant aux séances d’approbation, quand nous terminons les rapports, elles ont toujours été difficiles parce que les scientifiques et les gouvernements doivent se mettre d’accord sur chaque mot et virgule. Et je ne crois pas que ce soit devenu vraiment plus difficile que ça ne l’était.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">« <em>Ce n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire du Giec que le résumé pour les décideurs ne soit pas approuvé et que la décision soit repoussée à la session suivante. Et ce n’est pas récent, c’était en 1995. Donc ça a toujours été difficile mais nous avons toujours surmonté ces obstacles</em> ».</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Des pays comme la France veulent que le prochain rapport d’évaluation du Giec soit publié en 2028, avant la COP 33 en Inde, qui sera l’occasion d’un deuxième « bilan mondial » des efforts réalisés depuis l’accord de Paris. L’Arabie saoudite ou l’Inde préféreraient attendre 2029. Est-ce important ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size"><em>«</em> <em>C’est aux gouvernements de décider si notre rapport sera publié à temps pour le bilan mondial. Pour les scientifiques ici, la question est plutôt de savoir si le calendrier est compatible avec le temps nécessaire pour produire une évaluation. Et franchement, ce temps ne devrait être ni trop court, ni trop long</em> ».</p>
</blockquote>



<p class="has-medium-font-size">Quel est votre message aux dirigeants et au grand public au moment où vous entamez ce nouveau cycle de travail ?</p>



<p class="has-medium-font-size">Retenez votre souffle en attendant ce que nous allons publier dans trois ans environ! Il y a de nouveaux thèmes de recherche, de nouvelles lacunes dans nos connaissances que nous devons explorer, y compris cette question : est-il possible de limiter le réchauffement à 1,5°C sur le long-terme ?</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-229cba6b7983ed03254a6f0e0bc53b43"><strong>Tiré de GoodPlanet (avec la rédaction)</strong>  </p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/12/06/rechauffement-climatique-face-au-deni-le-chef-du-giec-appelle-a-etre-tres-clair-sur-le-role-de-lhomme/">Réchauffement climatique : face au déni, le chef du GIEC appelle à être « très clair » sur le rôle de l’homme</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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		<title>IPBES : Luthando Dziba, un Africain à la tête du «GIEC de la biodiversité»</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/10/17/ipbes-luthando-dziba-un-africain-a-la-tete-du-giec-de-la-biodiversite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 10:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le scientifique sud-africain Luthando Dziba a pris le 1er octobre 2025, les rênes de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), surnommée le « GIEC de la biodiversité (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat)».</p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/10/17/ipbes-luthando-dziba-un-africain-a-la-tete-du-giec-de-la-biodiversite/">IPBES : Luthando Dziba, un Africain à la tête du «GIEC de la biodiversité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-2e12a9d263c61748629863ee1d9c3d02">Après des années sur le terrain à protéger les grands mammifères africains, le scientifique sud-africain Luthando Dziba a pris le 1er octobre 2025, les rênes de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).&nbsp;Surnommée le « GIEC de la biodiversité (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat)», cette instance politique et scientifique mondiale fait référence pour guider les politiques de préservation de la nature. Luthando Dziba succède donc à l&rsquo;écologue française Anne Larigauderie. Il s’exprime pour la première fois, dans cette interview de RFI.</p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Vous êtes le premier scientifique africain à diriger la plateforme scientifique et intergouvernementale sur la biodiversité, l&rsquo;IPBES. Près de 150 pays en sont membres. Qu&rsquo;est-ce que cela signifie pour vous et pour le continent ?</em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong>&nbsp;<strong>Dziba </strong>: L&rsquo;IPBES est vraiment la plateforme de politique scientifique la plus fiable pour fournir aux décideurs des informations sur la biodiversité. C&rsquo;est donc un immense privilège pour moi. J&rsquo;apporte de nombreuses années d&rsquo;expérience dans le secteur de la conservation de la nature en Afrique. Une expérience très pratique, de gestion des défis sociaux et écologiques sur le continent. Je pense que cette perspective africaine sera extrêmement bénéfique.</p>



<p class="has-medium-font-size">Je crois aussi que ma présence à ce poste aidera à inspirer une génération de scientifiques africains à contribuer non seulement à la politique scientifique de leurs pays, mais aussi à se voir comme des contributeurs au niveau mondial.</p>



<p class="has-medium-font-size">J&rsquo;espère donc que davantage de scientifiques africains participeront aux activités de l&rsquo;IPBES. Je compte aussi travailler avec les gouvernements africains. Mais en tant que secrétaire exécutif de l&rsquo;IPBES, ma responsabilité est d&rsquo;apporter du soutien et d&rsquo;inspirer les scientifiques et les gouvernements du monde entier. Les scientifiques africains sont-ils bien représentés au sein de la communauté internationale en matière de biodiversité ? Donne-t-on assez d&rsquo;importance aux savoirs africains aujourd&rsquo;hui ?  </p>



<p class="has-medium-font-size">On a beaucoup œuvré pour améliorer la représentation des scientifiques des régions sous-représentées à l&rsquo;IPBES et dans la communauté scientifique, comme l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est et parfois l&rsquo;Amérique latine. Le point de départ pour l&rsquo;IPBES c&rsquo;est de servir de plateforme à des voix très diverses : aux savoirs locaux et autochtones notamment, et à d&rsquo;autres systèmes de connaissances. Et puis nous ne voulons pas nous concentrer seulement sur la science de la biodiversité, nous voulons faire de la place aux sciences sociales pour avoir une vision beaucoup plus complète.</p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Quelles sont les spécificités de la biodiversité africaine ? On pense souvent aux grands mammifères du continent comme les éléphants, les lions ou les rhinocéros, mais la nature africaine est riche de bien plus que cela… </em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : Tout à fait. Notre <a href="https://www.ipbes.net/assessment-reports/africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur la biodiversité en Afrique</a> en 2018 a montré le caractère unique de cet assemblage de grands mammifères.  Ce qui est parfois moins connu ou moins valorisé, c&rsquo;est le fait que la biodiversité africaine a co évolué avec les humains. Il y a beaucoup d&rsquo;exemples, mais je pense notamment aux savanes boisées du Miombo. </p>



<p class="has-medium-font-size">Ces forêts tropicales sèches traversent le continent, de l&rsquo;Angola, sur la côte ouest, jusqu&rsquo;à la Tanzanie, le Mozambique, sur la côte est, et l&rsquo;Afrique australe. Les arbres Miombo se sont adaptés et lorsqu&rsquo;on les exploite, ils repoussent. Ils peuvent survivre à des années d&rsquo;exploitation de la part des populations tant qu&rsquo;elles en font un usage durable, c&rsquo;est-à-dire tant qu&rsquo;elles ne détruisent pas des arbres entiers ou des groupes d&rsquo;arbres entiers. C&rsquo;est assez unique ! </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9.jpeg" alt="" class="wp-image-3965" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9.jpeg 1024w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-300x200.jpeg 300w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-768x512.jpeg 768w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-150x100.jpeg 150w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-330x220.jpeg 330w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-420x280.jpeg 420w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image1-9-510x340.jpeg 510w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size">RFI :<em> On sait que l&rsquo;on protège la nature que l&rsquo;on aime et que l&rsquo;on connaît. Quel est votre lien personnel avec la biodiversité africaine ? Avec le reste du monde vivant ? </em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : En Afrique du Sud, j&rsquo;ai grandi en zone rurale. Mon lien avec la nature remonte donc à mon plus jeune âge. Je me souviens de courir après le bétail : les chèvres, les moutons, les vaches. Je me souviens aussi de voir des animaux sauvages. J&rsquo;ai aussi été inspiré par mon grand-père qui travaillait la terre pour nourrir la famille et comme professionnel puisqu&rsquo;il était conseiller agricole dans les fermes. Cela m&rsquo;a inspiré et j&rsquo;ai étudié les sciences naturelles. C&rsquo;est comme cela que je suis arrivé jusqu&rsquo;à l&rsquo;IPBES.</p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Vous évoquez la proximité géographique entre les animaux sauvages, les champs agricoles et les populations locales sur le continent. Les conflits qui peuvent survenir de ce fait sont souvent un obstacle pour établir des aires protégées en Afrique. Comment dépasser ce problème ? </em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : L&rsquo;une des mesures essentielles est de garantir une réelle appropriation de nos parcs nationaux, de nos terres et de la faune sauvage par les populations locales qui vivent avec cette faune. Il est inévitable que des conflits surgissent entre les habitants et les animaux sauvages quand ils vivent à proximité les uns des autres. Mais la manière dont les communautés réagissent dépend de la relation qu&rsquo;elles entretiennent avec ces animaux sauvages. Si les gens considèrent que la faune appartient aux autorités, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucun lien avec elle et n&rsquo;en tirent aucun bénéfice, alors si une vache est attaquée par un lion, ils riposteront et le tueront. Mais si les gens entretiennent une relation pleine de sens avec les animaux et se disent « c&rsquo;est notre éléphant, notre lion, notre parc national », alors leur perception et leur relation avec la nature changent considérablement. J&rsquo;ai pu le constater il y a quelques années en Afrique du Sud lors de visites auprès des communautés qui vivent autour du Parc National Kruger. </p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : Historiquement, de nombreux parcs nationaux et espaces naturels protégés africains ont été développés selon un modèle que certains jugent colonial, avec des ONG occidentales très souvent en charge de ces aires protégées et une séparation forte entre les animaux sauvages et les communautés locales. Faut-il protéger la nature différemment sur le continent ? </p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : C&rsquo;est une question très riche qui inclut de multiples dimensions. La première chose à laquelle je peux répondre, c&rsquo;est à propos du rôle de partenaires que jouent les ONG occidentales dans la conservation de la nature en Afrique. Il y a un grand manque de financements et parfois de capacités pour gérer les aires protégées dans certains pays du continent et les partenaires internationaux apportent des ressources et de l&rsquo;expertise. </p>



<p class="has-medium-font-size">Je pense que là où cela se fait d&rsquo;une manière qui est considérée comme mutuellement bénéfique par les gouvernements et les personnes qui vivent dans ces régions, alors il est important d&rsquo;entretenir cela tout en respectant les droits des personnes qui vivent sur ces terres. Il faut aussi veiller à ce qu&rsquo;elles contribuent aux décisions qui sont prises concernant leurs terres et leurs ressources. L&rsquo;autre aspect de cette question concerne la manière de préserver la nature tout en respectant les savoirs autochtones et locaux. </p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Justement comment faire ? </em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : J&rsquo;ai récemment visité la réserve communautaire de Manyara, dans le nord-est de la Tanzanie. Un endroit vraiment exceptionnel. J&rsquo;ai notamment pu observer la vie des Massaï avec les animaux sauvages. C&rsquo;était fascinant de penser que ces peuples vivent depuis des millions d&rsquo;années avec la faune sauvage. J&rsquo;ai été impressionné de voir de jeunes garçons garder des troupeaux de bovins et de chèvres et partir en brousse sans crainte. </p>



<p class="has-medium-font-size">À quelques kilomètres à peine, nous avions vu des lions et pris des photos. En temps normal, on se dirait que les humains, le bétail et les lions, ça ne va pas ensemble. Pourtant, voici un endroit où les gens vivent en harmonie avec la nature.</p>



<p class="has-medium-font-size">Pour moi, il faut nous interroger : comment regarder et reproduire cela ? Quelles leçons pouvons-nous apprendre d&rsquo;une communauté comme celle-ci, qui vit avec la faune depuis des millénaires, et comment utiliser ces enseignements pour améliorer notre relation avec la nature et la façon dont nous gérons les aires protégées, même dans d&rsquo;autres contextes ?&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">Évidemment, on ne peut pas exporter cela tel quel. Mais nous devons réfléchir à comment cela se produit et comment cela perdure aussi longtemps. Nous devons explorer et utiliser les savoirs autochtones et locaux, présents dans de nombreuses régions d&rsquo;Afrique, des Amériques et d&rsquo;Asie. À l&rsquo;IPBES, nous essayons aussi d&rsquo;exploiter ce type de connaissances.</p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Partout dans le monde, les peuples autochtones et traditionnels sont cités en exemple pour leurs capacités à préserver les arbres, les animaux, les sols. Auriez-vous en tête des exemples en Afrique de ces pratiques bénéfiques pour la biodiversité ?</em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : Je viens juste de parler du peuple Massaï. Ils mettent leur bétail dans des zones où les animaux sauvages viennent pâturer. L&rsquo;une des approches consiste à comprendre qu&rsquo;il y a des phases. </p>



<p class="has-medium-font-size">D&rsquo;abord les animaux sauvages viennent brouter de vieilles herbes mourantes et, à mesure qu&rsquo;ils se déplacent, les hommes arrivent avec leur bétail et le font paître dans des zones où l&rsquo;herbe est dès lors plus jeune, plus fraîche, plus nutritive et plus appétissante. Il existe de nombreux exemples d&rsquo;interactions entre les hommes et la nature. Certaines zones sont plus productives à certaines saisons grâce à l&rsquo;utilisation qu&rsquo;en font les animaux, notamment les animaux sauvages. Un autre bon exemple c&rsquo;est la façon dont des communautés ont répondu à la bilharziose dans les zones rurales du Sénégal. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="600" height="338" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image2-4.jpeg" alt="" class="wp-image-3966" style="width:672px;height:auto" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image2-4.jpeg 600w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/10/image2-4-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Qu&rsquo;ont fait ces communautés rurales face à cette maladie parasitaire ? </em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Luthando</strong> <strong>Dziba</strong> : Au lieu de juste traiter la maladie, elles ont pris des actions qui avaient un effet combiné sur la sécurité alimentaire, la qualité de l&rsquo;eau et leur santé. Concrètement, en retirant des espèces invasives des cours d&rsquo;eau où proliféraient les parasites et les mollusques qui transmettent cette maladie, ces communautés ont réduit les taux d&rsquo;infection des jeunes jusqu&rsquo;à 32%. </p>



<p class="has-medium-font-size">Elles ont amélioré la qualité de l&rsquo;eau mais aussi les revenus des familles rurales. Apprenons, des populations autochtones et locales, ces façons d&rsquo;agir, ces façons de gérer les systèmes naturels. Nous experts, nous pouvons apprendre de ces années, parfois millions d&rsquo;années, où les gens ont su vivre avec la nature.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">RFI : <em>Malgré tout, les droits humains des peuples autochtones et des communautés locales sont souvent bafoués sur le continent et ailleurs dans le monde. Y compris au nom de la protection de la biodiversité… </em> </p>



<p class="has-medium-font-size">Oui. Je pense que l&rsquo;un des principaux enseignements à tirer, comme l&rsquo;a démontré l&rsquo;un de nos récents rapports IPBES sur les changements transformateurs, c&rsquo;est que la domination de l&rsquo;humain sur la nature et la domination de l&rsquo;humain par l&rsquo;humain nuisent à la biodiversité. Au contraire, il est important de placer l&rsquo;humain au cœur de la conservation. Nombre de nos récents rapports soulignent le rôle important joué par les populations autochtones et locales dans la conservation de la nature. </p>



<p class="has-medium-font-size">Ce rôle est de plus en plus reconnu à l&rsquo;échelle mondiale, mais il existe également une prise de conscience croissante, tant parmi les populations autochtones et locales que parmi le secteur de la conservation en général, de l&rsquo;importance des droits humains.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">C&rsquo;est vrai, des violations de ces droits ont été constatées par le passé, mais aujourd&rsquo;hui il est important que les communautés, mais aussi les autorités, les organisations internationales et les médias, reconnaissent l&rsquo;importance de garantir la protection des droits des populations qui vivent sur ces terres et avec la faune sauvage. Je pense que nous allons le voir de plus en plus souvent et que les organisations qui enfreignent ces règles seront dénoncées. </p>



<p class="has-vivid-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-8d4ae7f38ad1c57d051afaa20a4237e7"><strong>Tiré de <a href="http://rfi.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RFI.fR</a> (avec la Rédaction)</strong></p>
<p>L’article <a href="https://versvert-infos.com/2025/10/17/ipbes-luthando-dziba-un-africain-a-la-tete-du-giec-de-la-biodiversite/">IPBES : Luthando Dziba, un Africain à la tête du «GIEC de la biodiversité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://versvert-infos.com">Vers Vert-infos</a>.</p>
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		<title>Climat : Les enjeux géopolitiques du prochain rapport du Giec en débat à Hangzhou</title>
		<link>https://versvert-infos.com/2025/02/25/climat-les-enjeux-geopolitiques-du-prochain-rapport-du-giec-en-debat-a-hangzhou/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 21:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Redaction]]></category>
		<category><![CDATA[Bertin Al-bashir]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[Goodplanet]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Mayoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Climat : Les enjeux géopolitiques du prochain rapport du Giec en débat à Hangzhou</p>
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<p>Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) entame son 7ème cycle de travaux, une réunion cruciale se tient depuis lundi à Hangzhou, en Chine. Les représentants des pays membres doivent y définir le calendrier et le contenu des prochains rapports scientifiques, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des défis climatiques sans précédent.&nbsp;</p>



<p>Le Giec, créé en 1988 pour éclairer les décideurs politiques sur les enjeux climatiques, prévoit de publier un rapport de référence d’ici 2029. Ce document sera accompagné d’évaluations intermédiaires et de rapports thématiques, dont un sur « le changement climatique et les villes », attendu pour 2027.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le rythme de production de ces travaux fait l’objet de vifs débats. Certains pays, notamment les États insulaires vulnérables et plusieurs nations européennes, plaident pour un calendrier accéléré afin que les données scientifiques les plus récentes puissent alimenter le « bilan mondial » de l’ONU Climat en 2028. Ce bilan, établi tous les cinq ans, est essentiel pour évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<p>À l’inverse, des pays comme la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie estiment que le calendrier proposé est trop ambitieux. Selon eux, un processus trop rapide pourrait compromettre la qualité des rapports. Ces divergences reflètent des intérêts économiques et politiques divergents, notamment en ce qui concerne la transition énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Un contexte climatique alarmant</em></strong></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="634" height="356" src="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/02/ee196e95-4cc4-4ca4-abb7-f9e20be8cdea.jpeg" alt="" class="wp-image-2345" srcset="https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/02/ee196e95-4cc4-4ca4-abb7-f9e20be8cdea.jpeg 634w, https://versvert-infos.com/wp-content/uploads/2025/02/ee196e95-4cc4-4ca4-abb7-f9e20be8cdea-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 634px) 100vw, 634px" /></figure>



<p><br>Cette réunion intervient dans un contexte où les deux dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, et où les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent d’augmenter. Le dernier rapport du Giec, publié début 2023, a souligné que le monde se dirigeait vers un réchauffement de 1,5°C dès le début des années 2030, un seuil critique pour les écosystèmes et les sociétés humaines. Des études récentes suggèrent même que ce seuil pourrait être franchi avant la fin de cette décennie. </p>



<p>Malgré ces avertissements, les efforts pour réduire les émissions restent insuffisants. Le premier bilan mondial de l’ONU Climat, publié en 2023, a révélé que l’humanité était en retard par rapport aux objectifs de l’accord de Paris de 2015. Les émissions devraient diminuer de 43 % entre 2019 et 2030 pour limiter le réchauffement à 1,5°C, mais elles continuent d’augmenter dans plusieurs pays, notamment en Inde et en Chine.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Des enjeux géopolitiques majeurs&nbsp;</em></strong></p>



<p>Les discussions à Hangzhou ne se limitent pas à des questions techniques. Elles reflètent également des tensions géopolitiques croissantes. Les pays producteurs de pétrole et les grands émetteurs de gaz à effet de serre s’opposent souvent aux nations les plus vulnérables face au changement climatique. La Coalition pour la haute ambition, qui regroupe des pays européens et des États insulaires, insiste sur la nécessité de fonder le bilan mondial de 2028 sur des données scientifiques solides et actualisées. Selon eux, toute rupture dans ce processus « compromettrait la crédibilité et l’intégrité » de l’accord de Paris.&nbsp;</p>



<p>Cependant, les négociations sont compliquées par les intérêts économiques et les priorités nationales. Par exemple, la Chine et l’Inde, dont les émissions augmentent rapidement, sont réticentes à adopter des mesures qui pourraient freiner leur croissance économique. De même, les pays producteurs de pétrole, comme l’Arabie saoudite, cherchent à protéger leurs industries fossiles.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Une fenêtre d’opportunité qui se réduit</em></strong></p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la réunion de Hangzhou représente une dernière chance de parvenir à un consensus avant que les divisions ne se creusent davantage.&nbsp;</p>



<p>« La pression géopolitique, les coûts financiers du changement climatique et la transition énergétique rendent ces discussions particulièrement difficiles », a déclaré une source proche des négociations.&nbsp;</p>



<p>Alors que le monde se rapproche dangereusement des limites fixées par l’accord de Paris, les décisions prises à Hangzhou auront des répercussions majeures sur l’avenir de la planète. Le Giec devra non seulement produire des rapports scientifiques rigoureux, mais aussi naviguer dans un paysage politique de plus en plus complexe et polarisé.</p>



<p>La Rédaction et Goodplanet</p>
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