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RDC/AFC-M23 : la déclaration de principes aura-t-elle épargné l’environnement ? Ce que je pense !

La guerre ne tue pas seulement les humains, mais aussi l’environnement et tout ce qu’il contient. Depuis plus de trois décennies maintenant, la partie Est de la République démocratique du Congo est le théâtre des affrontements entre d’une part, les groupes armés locaux et étrangers, et d’autre part l’armée régulière congolaise. 

Cette guerre a déjà fait, selon certaines statistiques,   des millions de victimes tant dans les rangs des belligérants, forces négatives que de la population civile qui en paye le lourd tribut.

L’environnement n’est pas épargné

Comme dit un adage: « quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui en pâtissent », les affres de la guerre sont non seulement ressenties par les populations ou les humains, mais aussi et surtout par l’environnement immédiat de cette partie du territoire national en proie à la guerre. 

L’environnement et tous les écosystèmes qu’il contient sont également massacrés au fil des années. Les parcs nationaux par exemple, lieux par excellence de conservation, sont devenus des tanières, mieux des sanctuaires des rébellions avec comme conséquences, le braconnage intensif et la déforestation à outrance.

Qui va payer le prix de la reconstitution ?

Alors que la déclaration de principe entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23 a été signée par les deux parties à Doha au Qatar, plusieurs écosystèmes ont été et restent encore dégradés par les combats. Ils le seront autant que possible s’ils ne sont pas restaurés, du moins pour ceux qui peuvent l’être encore. Car les espèces animales et même végétales qui ont été décimées ne reviendront plus jamais. Et la question est celle de savoir, « qui va payer la facture de la restauration de ces écosystèmes dégradés » ? 

L’environnement n’a-t-il pas le droit d’être dédommagé, au vu des atrocités dont il a été victime ? L’article 53 de la constitution et d’autres lois comme celles portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement resteront-elles lettre montre ?

S’il n’y a pas de paix sans justice, l’environnement n’a-t-il pas droit lui aussi à la justice pour être réhabilité ? La question reste posée ! Le sol, les rivières, la forêt…, tous ont subi les affres de la guerre.

C’est ici le lieu de saluer les efforts de la ministre de l’Environnement et développement durable, qui a réussi à inscrire, le 17 juillet courant, l’écocide comme crime contre l’environnement lors de la 20ᵉ session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), tenue à Nairobi au Kenya.

Les auteurs des crimes environnementaux devront payer de leurs actes, ils ne doivent pas rester impunis. C’est aussi ça la justice environnementale.

Ruben Ns Mayoni

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