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Hier, ce sont les plantations qui finançaient l’art. Mais aujourd’hui, c’est l’art qui finance les plantations. Cette rhétorique, René Ngongo Mateso, président du Cercle d’art des travailleurs des plantations congolaises (CATPC), l’a bien compris et expérimenté avec succès à Lusanga, au camp Kingangu.
En effet, les ventes des œuvres d’arts des artistes planteurs du CATPC servent à acquérir des hectares des terres dégradées par Unilever pour les restaurer par l’agroforesterie, bénéfique non seulement pour la nature, mais aussi et surtout pour les communautés ovales des villages environnants. Des 20 premiers hectares expérimentaux aux 120 ha aujourd’hui déjà reboisés avec les légumineuses acacias, c’est un vrai bonheur pour les communautés locales et la planète.
Là où hier des cas de malnutrition se comptaient par dizaine à travers les enfants, c’est tout le contraire aujourd’hui. Maïs, riz, manioc, niébé et d’autres cultures pérennes ont permis au CATPC de conquérir l’autosuffisance alimentaire dans la contrée. La faim n’a plus sa place à Lusanga, les produits des champs sont devenus abondants, jusqu’à pousser certaines autorités du coin de s’ériger contre le projet pour prétexte que le projet est venu baisser le prix du manioc et du maïs.
Autres retombées du projet
Lusanga et ses environs étaient devenus presqu’un désert il y a de cela quelques années. Il n’y avait plus moyen de pratiquer l’agriculture, plus de production agricole, le sol étant aride et acidifié. Aucun arbre ne pouvait pousser dans le coin, tout étant devenu une savane aride.
Mais avec l’arrivée du CATPC, Lusanga et ses environs deviennent de plus en plus une forêt dense. Outre les acacias, plusieurs autres espèces d’arbres reviennent, et particulièrement les arbres fruitiers notamment l’avocatier, le safoutier, le manguier, le mandarinier, l’oranger, et surtout le cacaoyer, tous plantés par les artistes planteurs du CATPC encadrés par leur président René Ngongo, écologiste de renom et rapporteur au Conseil économique et social (CES).
Le retour de ces arbres a également facilité le retour de certaines espèces comme les chenilles, qui, cent ans après, peuvent encore être ramassées dans les plantations du CATPC et dégustées dans les assiettes Lusangais. Une merveille !

Des témoignages éloquents
Dans le chef de la communauté, les témoignages se multiplient en faveur du projet.
« Nous avons en abondance le manioc et le maïs qui étaient devenus rares avant l’arrivée du projet avec le CATPC de papa René », s’est émerveillée maman Marie, une habitante du camp.
« Nous n’avons plus faim à Lusanga grâce à ce projet. Vraiment que Dieu bénisse papa René et le projet d’agroforesterie du CATPC », a ajouté Matthieu, artiste planteur du Cercle.
« Nous sommes tous bénéficiaires du projet. Au moins chaque famille a quelques hectares dans la plantation où elle pratique l’agriculture combinée aux acacias dont les feuilles fertilisent le sol. C’est un vrai bonheur », a souligné Ced’art Tamasala, vice-président du CATPC.
Aux vues des résultats déjà engrangés, toute la communauté ne jure que par la pérennisation et l’élargissement du projet par l’acquisition d’autres hectares et un soutien financier des bailleurs des fonds.
De notre envoyé spécial à Lusanga, Ruben Ns Mayoni





2 Commentaires
Ce projet du CATPC promet des grandes choses vraiment. Que le bon Dieu puisse benir en abondance notre très cher Papa René Ngongo Mateso.
Avec plaisir