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A l’occasion de la rentrée parlementaire lundi 15 septembre au Sénat, le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a placé son discours d’ouverture sous le signe de l’urgence environnementale. Il a enjoint le gouvernement central à apporter des solutions idoines et rapides aux défis environnementaux qui persistent dans les grandes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.
Dans son allocution, le président du Sénat a dressé un tableau des divers défis environnementaux internes auxquels le pays fait face. Il a également pointé du doigt la gestion des déchets, l’insalubrité grandissantes et les inondations récurrentes qui menacent les infrastructures, la santé publique et la situation sociale.
“À l’approche de la saison des pluies, j’invite le Gouvernement à mettre en place les mesures nécessaires afin que cette période ne constitue pas une source d’inquiétude pour la population, notamment à Kinshasa”, a-t-il insisté.
Il a également établi un lien entre ces problèmes locaux et l’enjeu planétaire du réchauffement climatique, affirmant : “le réchauffement climatique est un phénomène reconnu. La question environnementale demeure importante pour l’avenir du pays et du monde”.
La question sociale, indissociable des enjeux environnementaux, a également été au coeur de son discours. Il a rappelé que “le secteur social a toujours été une référence fondamentale qui oriente le Gouvernement dans l’accomplissement de ses missions”.
Au-delà des catastrophes naturelles, Jean-Michel Sama a déploré le fait que Kinshasa ainsi que certaines autres villes de la RDC font face à des embouteillages de plus en plus inquiétants et à une grande insalubrité. Selon lui, cela affecte la santé des populations et impacte négativement la productivité des travailleurs ainsi que le rendement des élèves et étudiants, entre autres.
Rappelant la position unique de la RDC sur l’échiquier mondial, il a martelé : « la République Démocratique du Congo, au-delà de ses ressources minières, joue un rôle écologique majeur en abritant 62 % du bassin du Congo, ce qui en fait un pays solution et un acteur clé dans la régulation du climat mondial”.
Cette session de septembre essentiellement budgétaire, sera marquée par l’examen prochain de la loi des finances pour l’exercice 2026, dès sa transmission par l’Assemblée nationale.
Bertin Al-bashir




