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Le Secrétariat général du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat (MEDD-NEC) à travers sa Direction de Développement durable a organisé ce vendredi 26 septembre à Kinshasa, un atelier d’échange à l’intention d’une quarantaine de journalistes spécialisés dans les questions environnementales pour présenter l’avant-projet de loi sur la biosécurité en RDC et de sensibiliser la presse à cette thématique.
Tenu en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), cet atelier visait spécifiquement à vulgariser le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, à dresser l’état des lieux de la législation congolaise en la matière et à exposer le contenu du futur texte de loi. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à doter le pays d’un cadre juridique robuste pour réguler les organismes génétiquement modifiés (OGM).
Consultant pour le compte du MEDD, Me Félix Crédo Lilakako a détaillé les fondements et l’urgence de cet avant-projet de loi.
« Ce texte législatif s’inspire de la loi-cadre portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement, qui est l’émanation de la convention sur la diversité biologique et du protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Il s’agit pour la RDC de se doter d’un texte législatif prévoyant des mesures efficaces pour contrôler l’introduction, la circulation, le transit et la consommation de produits présentant un risque potentiel pour la santé humaine et l’environnement », a expliqué, le consultant du MEDD-NEC, Me Félix Lilakako.
Et d’ajouter : « C’est un texte qui définit des mesures strictes afin que l’entrée des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le territoire national soit rigoureusement encadrée pour mettre la population à l’abri d’utilisation des substances dangereuses », a-t-il précisé.
Conscient des échecs passés, le ministère et ses partenaires entendent mener un plaidoyer actif auprès des législateurs. Le point focal du protocole de Cartagena à la division Biodiversité, Guy Mboma a annoncé la prochaine étape.
« Nous devons maintenant rencontrer les députés et sénateurs pour leur expliquer le bien-fondé de cette loi et les impliquer en amont. Un premier projet déposé en 2007 n’avait jamais été inscrit à l’ordre du jour, notamment par manque d’implication des parlementaires. Cette fois, nous voulons nous assurer que la RDC soit enfin dotée d’une loi sur la biosécurité », a-t-il souligné.
La séance de travail s’est articulée autour de présentations en plénière sur la biotechnologie moderne et biosécurité : rôle des médias environnementaux, suivie d’une session interactive de questions-réponses destinées à clarifier les concepts techniques pour les journalistes.
Parmi les médias conviés à cet atelier figurent Vers Vert-infos, RTNC, Antenne A, Top Congo FM, Digital Congo, 7/7.CD, Kilalo Presse, Radio Maria et tant d’autres. Cette sensibilisation de la presse spécialisée est perçue comme un levier essentiel pour informer le public.
Bertin Al-bashir




