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Le Conseil Economique et Social (CES) a ouvert ce mercredi 1er octobre, sa session ordinaire d’octobre 2025 au palais du peuple à Kinshasa. Comme il en est de coutume, le Président de cette institution consultative, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, a brossé le tableau de la situation sécuritaire, politique, économique, sociale et environnementale du pays.
Du 10 au 21 novembre 2025, la ville de Belém au Brésil, accueillera la 30ème conférence des parties (COP30) à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
En marge de ces assises, le premier conseiller de la république a fait remarquer dans son discours d’ouverture de la session que « c’est une opportunité pour les parties prenantes d’évaluer collectivement les progrès accomplis depuis l’Accord de Paris en termes de réduction des émissions, d’adaptation au changement climatique et de financement climatique et de veiller à ce que les engagements soient plus ambitieux et alignés sur l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C ».
Jean-Pierre Kiwakana a indiqué que les effets du changement climatique sont palpables et n’épargnent personne, car tout le monde en est témoin. D’où son appel à tous de développer de nouveaux concepts et trouver des solutions devant permettre à tous de se détourner de pratiques bien ancrées pour aller vers un monde plus respectueux de l’environnement.
« La COP 30 sera certainement une plateforme de mise en réseau mondiale entre pays amazoniens, Afrique, Asie, pour échanger des stratégies de résilience, d’adaptation, de biodiversité. C’est une opportunité pour les trois bassins de pousser pour des financements novateurs et conditionnés à des résultats solides », a martelé le Président du CES.

RDC, pays vulnérable et pays solution
Et d’ajouter: « durant les négociations, la RDC devra mettre en avant sa vulnérabilité aux inondations, érosions, sécheresses et revendiquer des programmes spécifiques pour : les systèmes d’alerte précoce, les infrastructures urbaines résilientes, l’agriculture climato-intelligente et la gestion durable de l’eau ».
Pour Jean-Pierre Kiwakana, la RDC devrait s’appuyer sur ses forêts comme atout pour le climat mondial, tout en exigeant que cela se traduise par des engagements concrets de la communauté internationale, tant en termes de financements qu’en transfert de technologies.
« Il est important de positionner la RDC comme leader africain du climat aux côtés du Brésil et de l’Indonésie, d’insister sur la coopération Sud- Sud (Afrique-Amérique latine-Asie) pour les forêts et l’adaptation de défendre l’idée que la transition énergétique mondiale ne peut pas se faire au détriment de la souveraineté des ressources africaines », a-t-il souligné.
Le président Kiwakana a conclu en appelant à un pacte de solidarité climatique pour que les pays du Sud ne soient plus abandonnés face aux catastrophes, pour que les pays du Nord honorent leurs responsabilités et pour que l’humanité tout entière se mobilise pour une action salvatrice.
Ruben Ns Mayoni




