Si la cinquième édition du Forum des Jeunes sur le Climat (FOJEC 5) s’est officiellement clôturée le vendredi 31 octobre à Kinshasa, son volet pratique s’est déroulé loin des salles climatisées de la capitale. C’est au Jardin botanique de Kisantu que les jeunes engagés pour le climat, accompagnés par la Dynamique des Jeunes pour l’Environnement et le Développement durable (DYJEDD), sont passés de la parole aux actes, le samedi dernier. Cette sortie visait à réduire le décalage entre des longs discours et la réalité du terrain, en toute reconnaissance du rôle de ces jeunes souvent porteurs de solutions concrètes.
Placée sous le thème « Jeunesse : climat, biodiversité et entrepreneuriat vert », cette session pratique avait pour objectif de former une jeunesse capable de prendre le relais et de participer activement à l’élaboration des politiques climatiques et de développement durable.
Du team leader Jean-Robert Bowela Banatoli au président du conseil d’administration Altesse Djuma Shango, en passant par le coordinateur Samy Ilunga, tous les responsables ont insisté sur les valeurs de résilience, d’auto-prise en charge, de détermination, de responsabilité et de patience. Les jeunes ont été appelés à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, à promouvoir des comportements éco-responsables et à influencer les décisions sur les questions climatiques.
De la théorie de Kinshasa à l’expérience de Kisantu : l’approche participative de la DYJEDD

A l’approche de la 30è Conférence des Parties sur le climat (COP30) prévue du 10 au 21 novembre à Belém, les participants ont exprimé leur satisfaction après cette expérience de terrain, y voyant une opportunité précieuse pour devenir des acteurs responsables dans la construction d’un monde durable.
Pour concrétiser les discussions théoriques tenues à Kinshasa, la DYJEDD a invité les jeunes sur le terrain de Kisantu à défendre la nature, à restaurer les écosystèmes et à préserver les ressources indispensables à la vie.
Cette séance de coaching consistait également à lancer un appel à la justice climatique par le biais des jeunes car ils ont souvent été victimes des choix effectués par ceux qui les ont précédés.

Les recommandations issues du forum
En amont de cette excursion, un communiqué final avait été lu à la clôture des travaux à Kinshasa. Les principales recommandations sont les suivantes :
Renforcer les programmes de formation et d’éducation environnementale intégrant le changement climatique et l’économie verte dans les cursus scolaires et universitaires ;
Créer un fonds national d’appui à l’entreprenariat vert des jeunes ;
Accroître la participation des jeunes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques climatiques nationales ;
Valoriser le savoir endogène et la culture comme outils d’éducation et de mobilisation climatique ;
Encourager les partenariats public-privé pour financer les projets des jeunes dans les domaines du climat et de la biodiversité ;
Promouvoir les technologies vertes et la numérisation des activités liées à la conservation et à l’économie circulaire ;
Institutionnaliser le Forum des Jeunes sur le Climat comme cadre annuel d’échange et d’innovation.
Fort de ces engagements, les jeunes participants se sont engagés à multiplier les actions locales de sensibilisation, à partager les connaissances acquises et à mobiliser leurs pairs.
Cet événement rappelle, si besoin était, que la jeunesse n’est pas seulement victime du changement climatique, mais qu’elle en est un acteur clé de la solution.
Bertin Al-bashir
Share this content:

