Dans le cadre de la mise en œuvre de son nouveau projet axé sur la valorisation des ressources locales à usages médicinaux, phytosanitaires et fertilisants, l’ONG Acteurs pour le Développement Durable et la Préservation des Forêts en Afrique (ADDPFA) a réalisé une mission de terrain du 16 au 28 mai 2026 dans les villages Yalikanda I et II, situés dans le groupement Yamba, secteur de Lobaye, territoire d’Opala (Tshopo). Objectif principal de la mission, identifier et documenter les ressources locales disponibles, tout en sensibilisant les communautés à leur valorisation participative et durable ainsi qu’à la préservation des savoirs endogènes qui y sont associés.
Au cours de cette descente, l’équipe de l’ADDPFA a procédé à l’identification des principales espèces à usages médicinaux, des plantes fertilisantes, des espèces agroforestières, des biopesticides naturels ainsi que d’autres ressources utiles exploitées par les communautés locales. Les enquêtes menées ont également permis de recueillir des informations relatives aux usages traditionnels de ces ressources, à leurs modes de multiplication, leur disponibilité, état de conservation, aux menaces qui pèsent sur elles ainsi qu’aux perspectives de leur valorisation durable.
Lors des séances communautaires de sensibilisation, les habitants des deux villages ont adhéré au projet à travers le processus du Consentement Libre, Informé, Préalable et Éclairé (CLIP), marquant ainsi une étape importante dans le partenariat entre les communautés locales et l’ONG ADDPFA.
« Nous, communautés de Yalikanda, sommes heureux d’accueillir l’ONG ADDPFA dans notre localité et nous adhérons pleinement à cette initiative », a déclaré Asua Olekela, Chef du village Yalikanda I, et Kinaka Bulaimu, Chef de localité de Yalikanda II, « nous remercions l’ONG ADDPFA d’avoir porté son choix sur nos communautés à travers ce projet, qui marque pour nous le début d’une nouvelle dynamique de développement ».
Les échanges ont été très enrichissants entre les équipes du projet et la communauté.
« Nous accueillons l’ONG ADDPFA à bras ouverts afin d’évoluer ensemble autour de cette vision porteuse d’espoir pour nos communautés », a indiqué Zacky Kikongo Bachemo, membre de la communauté.
Selon Arthur Mbalanga Mosilo, animateur de l’ONG ADDPFA, cette première mission constitue une avancée significative.
« C’est une grande satisfaction pour ADDPFA d’avoir obtenu, dès cette première mission, l’adhésion et la confiance des communautés locales. Ce projet contribuera à promouvoir les savoirs endogènes, à valoriser les traditions locales, à renforcer l’autonomie communautaire et à encourager des pratiques durables de gestion des ressources naturelles », a-t-il souligné.
La mission s’est poursuivie à travers des entretiens individuels et des focus groupes organisés avec les détenteurs des savoirs traditionnels afin d’évaluer l’état des ressources naturelles et le potentiel de leur valorisation dans la zone.
Descente sur le terrain

Une identification participative des espèces végétales a été menée dans les forêts communautaires, dont plus de soixante espèces de plantes médicinales ont été inventoriées dans les deux villages. Selon les communautés locales, ces plantes interviennent notamment dans le traitement de plusieurs maladies telles que la hernie, la lombalgie, l’impuissance sexuelle, les douleurs abdominales, le paludisme, la fièvre typhoïde ainsi que diverses autres affections.
Les communautés ont également précisé qu’environ 80 % des espèces recensées sont utilisées dans le traitement des maladies humaines, tandis que près de 20 % servent aux soins vétérinaires, à la fertilisation des sols et à la lutte biologique contre les insectes ravageurs des cultures, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité.
Pour Me Laurette Kabedi Disanka, Coordonnatrice de l’ONG ADDPFA, cette initiative répond aux besoins des communautés locales des villages Yalikanda I et II.
« Ces ressources étant désormais mieux identifiées et documentées, le projet entend principalement renforcer les capacités des communautés locales en matière de gestion durable, de conservation et de valorisation des ressources phyto–génétiques ainsi que savoirs endogènes qui y sont associés. Cette démarche vise également à encourager une meilleure prise en compte de ces ressources dans les politiques, initiatives et programmes locaux de développement et de conservation », a indiqué Me Laurette Kabedi.
À travers cette initiative, l’ONG ADDPFA entend promouvoir une approche communautaire fondée sur l’utilisation responsable des ressources locales et la reconnaissance des connaissances traditionnelles. Signalons que l’exécution de ce projet bénéficie de l’appui financier de Global Greengrants Fund UK/Europe.
La rédaction (avec ADDPFA)
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