Home / Développement Durable / Kinshasa : la durabilité passée au crible au cours d’une conférence

Kinshasa : la durabilité passée au crible au cours d’une conférence

Partagez cet article :

Organisée par le Centre interdisciplinaire de recherche et d’application en développement durable (CIRADD), cette conférence scientifique de haut niveau était axée sur le thème central, « les grandes transitions contemporaines : leviers d’une croissance durable en RD Congo ». Plusieurs éminents professeurs et hommes de sciences ont défilé à la tribune pour évoquer un sous thème particulier. C’est le cas du Professeur émérite Fortuné Mukendji qui a parlé de la nature philosophique du concept transition.

Dans son exposé, le philosophe Mukendji a souligné que « la transition demeure un processus dynamique marqué de fois par des crises, et qui doit mobiliser des acteurs avec une capacité d’adaptation ». Evoquant certains philosophes contemporains, le Professeur Fortuné a fait remarqué que « la philosophie est une transition en elle même, et ce sont les idées qui mènent le monde ».

« La transition est une métaphore de la vie, elle fait partie de la vie de l’homme », a conclu le professeur Fortuné Mukendji.

Intervenant en ligne, le Professeur Boniface Kabisa est revenu sur la transition politique et la sécurité, une transition devenue presque chronique ou éternelle en RDC à cause de l’incapacité de l’homme congolais de reconnaître le mérite de l’autre et de travailler avec lui.

Pour sa part, le Professeur Joseph Longunza Malassi, conseiller climat au ministère de l’Environnement et développement durable, s’est apaisanti sur zéro déforestation et restauration des forets dégradées, rêve ou réalité pour la RDC, 2e puissance forestière de la planète.

Les 155 millions d’hectares de forêts, avec un taux de déforestation oscillant autour de 0,4% constituent un atout majeur pour la RDC dans le cadre de la transition écologique. Par ailleurs, plusieurs défis demeurent quant à la conservation de ces écosystèmes. Car a-t-il souligné, pendant qu’il faut conserver les forêts, il faut lutter contre le problème d’énergie, le manque d’emplois, l’agriculture itinérante sur brûlis et autres. Entretemps, la RDC a pris des engagements, notamment la restauration de 8 millions d’hectares de forets dégradées à l’horizon 2030, la reconstitution et la stabilisation du couvert forestier national, la conservation d’au moins 30% des forets.

De son côté, la professeure Marie-Claire Yandju a développé le sous thème lié à l’innovation industrielle, un enjeu clé pour la transformation de l’économie de cueillette, avant que la Professeure Patience Ngelinkoto ne parle de la grande transition climatique et ecologique.Le dernière intervention de cette conférence scientifique sur la durabilité a été axée sur le sous thème de la grande transition économique : du capitalisme sauvage au développement d’une économie endogène verte, perspective d’un modèle de l’économie congolaise, développé par le Professeur Daniel Mulenda.

Il a été signifié que la durabilité renvoie à la satisfaction des besoins des générations présentes sans pour autant compromettre les générations futures a satisfaire les leurs. Cette conférence sur la durabilité a jeté les bases pour éclairer la lenterne des uns et des autres sur la notion de la transition dans les différents secteurs pour un développement durable de la république démocratique du Congo.

Pari gagné donc pour le Centre interdisciplinaire de recherche et d’application en développement durable qui a rassemblé plusieurs hommes de sciences et experts dans divers domaines pour réfléchir sur une transition juste et durable en RDC.

Ruben Ns Mayoni

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *