Villes durables et résilientes : Plus de verdure et de petits boisés pour lutter contre la pollution et pour une meilleure santé
Les grandes villes du monde sont aujourd’hui confrontées à des pollutions et nuisances de toutes formes, avec des conséquences néfastes et incalculables sur la santé des habitants et l’environnement.
Pour lutter contre ces fléaux, les experts recommandent de développer des astuces durables en érigeant des espaces verts, de petits boisés et en innovant dans les mobilités actives pour lutter contre la pollution de l’air, le bruit des transports et la chaleur à l’échelle de la ville.
Mettre en œuvre des telles initiatives équivaudrait à engranger des bénéfices associés à ces facteurs de l’environnement urbain, un exercice innovant d’évaluation quantitative de leurs impacts sur la santé et l’environnement.
« Planter de petits boisés permettrait de purifier l’air dans la ville et réduire la pollution atmosphérique. Ce qui permettrait également à éviter des morts à travers des maladies respiratoires […] », renseigne Bienvenu Bila-Bila, chercheur et expert en environnement.
Il en ressort que les politiques publiques visant à augmenter le nombre d’espaces verts urbains, promouvoir les mobilités actives (marche et vélo), améliorer la qualité de l’air, réduire le bruit des transports et la chaleur en ville se traduisent annuellement par des bénéfices importants pour la santé de l’ensemble des habitants de chaque ville, en termes de mortalité, de morbidité et de recours aux soins. Ainsi, le verdissement urbain peut épargner beaucoup de vies.
« En végétalisant davantage, la mortalité pourrait être réduite de 3 à 7% selon la ville, soit de 80 à 300 décès par an », estiment les chercheurs. Cela supposerait d’atteindre dans tous les quartiers les niveaux de végétation des quartiers les plus verts.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), respecter le seuil d’exposition aux particules fines (PM2,5) en ce qui concerne la pollution de l’air, pourrait diminuer la mortalité annuelle de 7 à 12% selon la ville, soit de 300 à 1.000 décès.
Pour le bruit associé aux transports, le respect des valeurs recommandées par l’OMS permettrait, dans chaque ville chaque année, d’améliorer le sommeil de plusieurs milliers de personnes et d’éviter de 20 à 90 hospitalisations pour la maladie cardiovasculaire.
Quant à la chaleur, l’exposition à des températures très élevées peut être responsable de 1% de la mortalité, soit de 35 à 90 décès par an selon la ville considérée, note une étude parue récemment.
Dans une ville comme Kinshasa, beaucoup est à faire, sinon à refaire, pour mettre en œuvre des initiatives innovantes en faveur de la ville, créer des espaces verts et ériger de petits boisés (petites forêts urbaines) devant permettre une aération suffisante dans la cité avec un air purifié.
Ruben Ns Mayoni
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