L’Action des Jeunes pour la Protection des Ressources Naturelles (AJPRN) a été créée en 2009. C’est une Organisation non Gouvernementale de droit Congolais. Elle opère dans les provinces de l’Equateur. Elle est active dans le Territoire de Basankusu et de la Mongala. Elle est active dans le Territoire de Bongandanga.
Selon ses documents de création, des copies sont parvenues à Versvert-infos. Cette organisation vise à contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. C’est son principal objectif. Elle y parvient par l’introduction des techniques agroécologiques au profit des communautés locales des provinces dans lesquelles elle est active.

Réalisations de l’AJPRN
Depuis son existence en 2009, AJPRN a réalisé plusieurs activités contribuant à l’atteinte de son objectif premier. Il s’agit de plusieurs initiatives. Cela inclut la mise sur pied d’une pépinière cyclique permanente contenant 20000 plants de différentes essences. En outre, il y a la mise en valeur de 76,9 hectares de zones dégradées. Ces zones sont restaurées par des dispositifs d’AGF. Ils utilisent des essences fruitières dans les Territoires de Basankusu et de Bongandanga. Ils utilisent aussi des hôtes à chenilles. De plus, ils utilisent du bois d’œuvre.
Outre ces activités de terrain, l’AJPRN organise également des formations continues. Ces formations visent les jeunes et les filles mères. Elles portent sur les bonnes pratiques agricoles et les chaînes de valeur agricoles. Elle s’occupe de la professionnalisation de plus de 250 jeunes. Cela se fait autour du ramassage et de la commercialisation des chenilles issues de leurs plantations agroforestières.
Cette ONG crée des pôles économiques aux niveaux des villages bénéficiaires. Cela se fait par le circuit de production et commercialisation des fruits et chenilles. L’accompagnement de proximité au profit des communautés sur la sensibilisation liée au changement climatique est également une activité. Cette ONG développe des actions alternatives pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. L’intégration de l’apiculture dans les dispositifs d’AGF installés au niveau des villages est une autre activité que mène cette ONG.

Difficultés rencontrées
Comme pour toute organisation, AJPRN n’est pas épargnée des difficultés d’ordre administratif, financier, logistique et autres. C’est souvent dû à l’inattention des partenaires étatiques et non étatiques sur les actions initiées. Il y a aussi une faible reconnaissance de ses actions. Cela est évident dans les organisations qui soutiennent les activités alternatives. Ces activités contribuent à la lutte contre le changement climatique, aussi bien au niveau national qu’international.
La vaste zone d’intervention avec les moyens limités ne permet pas à l’organisation d’aller au-delà de ses missions. Les communautés sollicitent et manifestent leur intérêt pour étendre l’action. Cependant, ces efforts sont limités par des contraintes logistiques et les réalisations avec les moyens du bord.
Perspectives d’avenir
Malgré les multiples contraintes auxquelles l’AJPRN fait face, l’organisation ne baisse pas les bras. Elle entend renforcer et chercher les contacts des partenaires intervenants dans son secteur de prédilection. Elle veut aussi renforcer les plaidoyers et lobbyings aux différents niveaux. L’organisation prévoit de se doter d’un site web pour la communication et la visibilité de ses actions.
Enfin, l’AJPRN vise à restaurer 500 hectares de zones dégradées. Cette restauration utilisera des dispositifs d’AGF basés sur des essences fruitières. L’accent sera mis sur les arbres hôte à chenilles et le bois d’œuvre, entre autres, d’ici 2035.
Ruben Ns Mayoni
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