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Dans un communiqué publié ce jeudi 04 septembre dont une copie est parvenue à la rédaction de Vers Vers-infos, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a pris acte et salué la déclaration récente du Président de la République affirmant que la République Démocratique du Congo (RDC) n’a nullement besoin de médiateur étranger dans la gestion de sa crise sécuritaire et politique.
Pour l’ODEP, cette déclaration rejoint la position des organisations de la société civile, exprimée lors de l’Atelier stratégique sur la paix, la gouvernance territoriale et la cohésion nationale. À cette occasion, la société civile a rappelé que le dialogue inclusif ascendant entre Congolais, loin des intérêts politiciens, constitue la seule voie durable pour rétablir la paix et renforcer la cohésion nationale.
La mise en place par les organisations de la société civile du Groupe d’Actions Stratégiques pour la Paix (GASP), a marqué un tournant, dont un rapport détaillé a déjà été transmis à la Présidence de la République et à la Primature, un document qui présente les pistes de solutions concrètes pour renforcer la confiance, consolider la gouvernance et engager un processus de réconciliation véritablement national.
Par ailleurs, l’ODEP encourage le Président de la République à concrétiser les engagements exprimés, en donnant suite aux recommandations contenues dans le rapport du GASP, déjà transmis à la Présidence, tout en l’invitant aux actions tangibles et mesurables, car l’aspiration première du peuple congolais demeure la paix.
Ainsi, l’ODEP demeure convaincu que seul un dialogue franc, inclusif et constructif entre Congolais, porté par un esprit de responsabilité et de patriotisme, permettra de trouver une solution durable aux crises qui secouent notre pays.

Recommandations de l’ODEP
Parmi les recommandations faites par l’ODEP, figure la concrétisation rapide des recommandations du GASP, déjà transmises à la Présidence, à la Primature, au Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, ainsi qu’à une dizaine d’ambassades occidentales, parmi lesquelles celles des États-Unis, de la Belgique et du Royaume-Uni, afin de lancer un véritable processus national de dialogue.
Il recommande également de garantir un cadre de concertation inclusif, impliquant les forces vives de la nation, loin des calculs politiciens; et d’assurer la transparence, la redevabilité et l’inclusion à toutes les étapes du processus, afin de restaurer durablement la confiance entre l’État et les citoyens.
En définitive, l’ODEP réaffirme son engagement, aux côtés du GASP et des autres organisations de la société civile, à œuvrer sans relâche pour la consolidation d’une paix durable, le renforcement d’une gouvernance démocratique et la préservation de la cohésion nationale.
« La paix n’est pas seulement l’absence de conflits ; c’est la création d’un environnement où tous peuvent s’épanouir », a conclu l’ODEP à travers cette citation de Nelson Mandela.
Cette position de l’ODEP s’inscrit dans le cadre de l’objectif de développement durable 16, qui veut pour l’humanité, « la paix, la justice et des institutions efficaces ».
Ruben Ns Mayoni




