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En qualité de pays solution, la République démocratique du Congo (RDC) ne lésine pas sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer cette fonction, tant pour le pays lui-même que pour la planète toute entière. C’est le sens qu’il faut donner au lancement, ce mardi 21 octobre 2025 à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) par le Secrétaire général à l’emploi et travail, Donat Bagula, de l’atelier de validation du répertoire des métiers verts (RMP) et du plan national de développement des emplois verts à l’horizon 2030. C’était en présence du Directeur général adjoint, Patrick Nsumpi, des Directeurs provinciaux, ainsi que des cadres et agents de l’INPP.
« Il faut dire que les emplois verts ou les métiers verts, c’est un concept qui a été retenu au niveau de la Convention cadredes Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), étant donné qu’on est tous victimes des effets du changement climatique et qu’aujourd’hui tous les pays sont censés s’adapter, de mettre en place des mesures d’atténuation et de résilience », a expliqué l’Ir Idriss Mufuka, Sous-directeur et expert en management des systèmes énergétiques à l’INPP.
Et d’ajouter, « en tant que pays solution, nous avions pensé qu’il serait souhaitable et indispensable de faire du secteur de l’environnement un vecteur d’employabilité et en tant que ministère de l’Emploi et du Travail, et par les biais de l’Institut National de Préparation Professionnelle, nous appuyons la République avec ces outils qui vont non seulement faire l’objet des créations d’emplois, mais qui vont également participer à la préservation de l’environnement. Ce sont des instruments qui vont renforcer la diplomatie ou le positionnement de la RDC au niveau mondial sur des questions de préservation de l’environnement et de développement des compétences vertes ».
Choisi pour la mise en œuvre de cette politique nationale de migration aux métiers et emplois verts, l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) reste le cadre idéal d’une formation adéquate en RDC. Le Directeur général adjoint de cet établissement public, a, au nom du Directeur Général empêché, rappelé la mission principale de son institution, celle de la qualification professionnelle de la population active de la République démocratique du Congo. Occasion pour le n°2 de l’INPP d’énumérer les différents métiers concernés dans le cadre de ce répertoire.
« Dans le cadre de la promotion des emplois verts, l’INPP a mené un ensemble d’enquêtes qui a conduit à l’identification de l’analyse des besoins en formation dans les secteurs de l’environnement et la pré–validation de 81 métiers verts répartis en 11 filières, à savoir l’agriculture durable, l’industrie agroalimentaire, les énergies renouvelables, la gestion des forêts et bois, la valorisation des déchets, la construction écologique, la conduite d’engins forestiers, la gestion des érosions, l’eau et hydrogène vert et les compétences transversales », a fait remarquer Patrick Nsumpi.
« Ce travail préliminaire a permis à notre tutelle de mettre en place un cadre plus large afin d’atteindre les objectifs assignés à l’horizon 2030 sur la création des emplois décents et durables », a souligné le DGR de l’INPP.

Le développement durable est un pilier stratégique en formation qualifiée pour saisir les opportunités des secteurs verts comme l’énergie renouvelable, la foresterie durable, la gestion des déchets, des métiers verts qui rentrent dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.
Donnant le coup d’envoi des travaux de l’atelier, le Secrétaire général à l’emploi et travail, Donat Bagula, a souligné que « le répertoire des métiers verts et le plan national de développement des emplois verts en République démocratique du Congo constituent deux outils devant permettre à la RDC d’opérationnaliser la transition écologique au travers de l’Institut National de Préparation Professionnelle ».
Il a loué les efforts des autorités de l’INPP en tant qu’instrument de la mise en œuvre de la politique nationale de la formation professionnelle en RDC, et particulièrement dans la transition écologique.
La validation de ce répertoire des métiers verts et du plan national développement des emplois verts à l’horizon 2030 est une étape cruciale pour la RDC de confirmer son leadership non seulement sur les questions environnementales, mais aussi et surtout dans les questions de la transition écologique et énergétique.
Ruben Ns Mayoni




