Lors du sommet des Chefs d’état et de gouvernements en marge de la 30ème Conférence des parties (CoP30) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), débuté ce jeudi 6 novembre à Belém au Brésil, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a formulé le vœu que cette grand-messe du climat marque un départ dans la volonté commune de léguer aux générations futures une planète où il fera beau vivre.
« Il nous faut agir maintenant dans un cadre multilatéral fondé sur le respect des engagements, la justice climatique et l’équité », a-t-il déclaré.
La République Démocratique du Congo, en tant que pays détenant une bonne partie de la solution au réchauffement climatique à travers ses ressources naturelles ( forêts, tourbières, biodiversité, minerais stratégiques), ne peut pas être mise de côté dans les négociations internationales liées au climat.
En s’adressant au monde entier sur la vision de la RDC « pays solution », Félix Antoine Tshisekedi devrait exprimer la vision de la RDC pour une participation cohérente, visible et efficace, assortie d’engagements financiers concrets des autres pays du monde.
Le bassin du Congo dans la même visée
Le Président Tshisekedi envisage de faire entendre la voix du bassin du Congo, la RDC étant leader dans la région pour une reconnaissance renforcée du rôle que joue cet espace dans la régulation du climat mondial, aux côtés des bassins de l’Amazonie (Brésil) et de Bornéo-Mékong (Indonésie). Une occasion également pour le Chef de l’Etat congolais de présenter un dispositif national de gouvernance du carbone clair, transparent et souverain. Le mécanisme de financement des forêts « Tropical Forest Forever Facility, TFFF », une initiative du Brésil, devrait également recevoir le soutien de la RDC.
Diplomatie environnementale
Selon une dépêche du service de communication de la présidence de la République, en marge de sa participation à la COP 30, Félix Antoine Tshisekedi prévoit de rencontrer en tête-à-tête son homologue brésilien, le Président Ignacio Lula Da Silva.
Pour le Président Lula, la CoP 30 doit être celle de la « mise en œuvre de l’Accord de Paris, car depuis 2015, les pays y travaillent encore et doivent aussi présenter cette année leurs contributions déterminées au niveau national ».
Ruben Ns Mayoni (avec la Cellcom présidence)
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