Le processus d’élaboration de la Politique Forestière Nationale (PFN) de la RDC vient de franchir une étape importante suite à la finalisation d’un vaste projet de consultation multi-acteurs, menée par le Groupe de Travail Forêts (GTF). Ce jeudi 15 janvier, cette ONG a publié un communiqué final de mise en œuvre dudit projet de participation des parties prenantes au processus de réforme de la PFN en RDC. Avec le soutien de Rights and Resources Initiatives (RRI), cette initiative visait à renforcer la participation de toutes les parties prenantes à la réforme politique, conformément au Code forestier.
Démarré début 2025, le projet s’est articulé autour de plusieurs activités phares. En avril de la même année, un séminaire de partage d’informations avait réuni plus de 70 experts venant des administrations, de la société civile, du secteur privé, des universités et des représentants des femmes, des jeunes et des peuples autochtones. L’objectif était d’assurer une compréhension commune du projet de document de politique (version V.01) et de son économie générale.
D’après ce communiqué, une étude documentaire comparative a analysé les politiques forestières des autres pays du Bassin du Congo par la suite, identifiant des bonnes pratiques transposables, notamment sur les droits de tenure forestière et la reconnaissance des droits coutumiers. Des commissions techniques permanentes et une série d’ateliers dédiés (société civile, femmes/jeunes/autochtones, ministères sectoriels, secteur privé) ont permis de recueillir des contributions ciblées par axe stratégique.
Ce même communiqué renseigne que le projet a produit plusieurs livrables significatifs, compilés dans une Note Technique de contributions consolidées, harmonisée avec la Cellule de coordination du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC). Parmi les avancées notables portées par les participants figurent :
«La prise en compte renforcée des droits de tenure forestière des communautés locales et peuples autochtones (CLPA), en synergie avec l’aménagement du territoire et le foncier ;
L’intégration des principes de genre, d’équité et de participation inclusive des jeunes, des femmes et des autochtones ;
Le renforcement des mécanismes liés à la foresterie communautaire et à la sécurisation des terres forestières ;
L’exploration de mécanismes pour améliorer les conditions de vie des populations, incluant les paiements pour services environnementaux et le marché carbone ;
Le lien entre les ressources en eau et les ressources forestières, ainsi que l’alignement avec des stratégies internationales comme l’objectif « 30×30 » du Cadre mondial pour la biodiversité », peut-on lire dans le communiqué.
Vers la validation nationale

Ces contributions « grandes et qualitatives », selon le communiqué final, doivent maintenant être capitalisées. L’atelier national de validation du document de politique forestière, dont la tenue est imminente, sera l’étape décisive pour s’assurer que ces apports sont préservés dans la version finale.
Il appert de dire que le GTF affirme poursuivre sa mobilisation aux côtés de toutes les parties prenantes, y compris le Conseil Consultatif National des Forêts, jusqu’à l’adoption formelle du document par le gouvernement, processus lié à la révision du Code forestier lui-même.
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