Dans le cadre du projet d’Appui à l’Agriculture Familiale Durable (PAAD), une mission d’identification des unités de transformation des produits agricoles, menée par le consortium des ONGs AMAR-FRM-GRED, a été reçue par le Gouverneur ai de la Province du Haut Lomami, Raphael Ngoy Yolo. C’était le 05 mars 2026 en son cabinet de travail, en présence du Ministre provincial de l’Agriculture, Stéphane Kanonge Ilunga.
L’objectif de cette mission conduite par les experts Alain Parfait Ngulungu et Christian Nkupar était d’abord, d’identifier les principales chaînes de valeur agricoles de la zone, puis recenser les unités de transformation existantes, ensuite identifier les contraintes, besoins en équipement, en pièces de rechange et enfin, d’orienter les enquêtes de terrain à travers des questions structurantes.
L’occasion était pour ces experts de présenter l’offre programmatique proposée de la nouvelle Politique de l’Agriculture Durable (PAD), un des jalons de CAFI, adoptée en novembre 2022 par le Gouvernement.
A en croire Alain Parfait Ngulungu, cette offre s’inscrit dans la continuité de la vision définie par la Stratégie Cadre Nationale REDD+ notamment l’atteinte de l’Effet 1 se rapportant aux « Investissements agricoles respectueux de la forêt et améliorant les moyens d’existence des populations rurales, y compris les personnes vulnérables marginalisées ».
Il a, par la suite rappelé que « le projet d’appui à l’agriculture durable (PAAD) vise principalement à accroître rapidement et durablement la production et la productivité agricoles (manioc, maïs, arachides, autres légumineuses) à travers un processus de développement des chaînes de valeur inclusives ».
Exploiter le potentiel agricole du Haut-Lomami
Au cours de leurs entretiens avec l’autorité provinciale, il a été rappelé que 90% de la superficie du Haut-Lomami est constitué de terres arables. On y cultive maïs, manioc, riz, haricot, arachide, banane, soja, et on y produit de l’huile de palme.
Cette province à grande vocation agricole pourrait à elle seule « nourrir le Grand Katanga et une bonne partie du pays, aiguillonnée par l’insécurité alimentaire sévère. La province dispose aussi de lacs et rivières très poissonneux. Mais le Haut-Lomami a aussi une vocation minière. On y trouve d’importants gisements miniers de cuivre et de cobalt », ont reconnu ces experts
Malheureusement, cette province ne dispose pas à l’heure actuelle d’entreprises capables de résorber le chômage. Les étudiants, qui décrochent leurs diplômes à l’Université de Kamina et qui sont en quête d’emploi, sont obligés de se rendre dans d’autres provinces. Chose qui favorise la fuite des cerveaux. Les routes de desserte agricole sont inaccessibles et les lacs et rivières inexploités à grande échelle. Le manque de routes urbaines, la vétusté des ponts ainsi que l’absence d’investisseurs étrangers, sont autant de défis pour l’économie locale, ont-ils constaté sur le terrain.
Pour relancer le secteur agricole, il est important d’appuyer sur l’accélérateur. Ainsi, cette mission offre l’opportunité de recenser les opérateurs agricoles devant bénéficier d’un appui substantiel après le lancement prochains par le PNUD et le Gouvernement de la RDC, de documents d’appels d’offre (D.A.O) prévus finalement dans les prochains jours.
La Rédaction (avec AMAR-FRM-GRED)
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