Dans le cadre du mois de mars consacré aux droits de la femme, les femmes de l’ONG Acteurs pour le Développement durable et la Préservation des forêts en Afrique (ADDPFA) ont procédé, jeudi 26 mars, à la sensibilisation des élèves du Complexe scolaire GAMA, situé dans la commune de Barumbu à Kinshasa. Selon les organisateurs, cette activité avait comme objectif principal, outiller les jeunes, – filles et garçons – , sur les bonnes pratiques de gestion des déchets, tant dans le milieu scolaire qu’au sein de leurs différents cadres de vie. Dans ce contexte, faire de la jeunesse un acteur clé de l’assainissement de Kinshasa en particulier et de la République démocratique du Congo en général s’inscrit dans une vision de durabilité.
L’activité, marquée par l’engagement des filles et des garçons, mais aussi une prise de conscience concrète au sein de l’établissement, a été déployée sous forme de 3 slogans. D’abord, « école propre : responsabilité de tous », puis, « meilleure gestion des déchets : plus de vie » et enfin, « qui sommes-nous : nous sommes les gardiens de l’environnement ».
« Transmettre l’éducation environnementale dès le plus jeune âge, c’est préparer les générations futures à protéger leur cadre de vie, pour préserver la santé humaine et animale, et lutter contre les impacts négatifs liés à la mauvaise gestion des déchets », a souligné Me Laurette Kabedi, coordonnatrice de l’ONG.
Sous un format interactif, les élèves ont échangé autour de questions essentielles : qu’est-ce qu’un déchet ? Pourquoi et comment bien le gérer ? Qui est responsable de la propreté de l’école et de la ville ? Les élèves ont découvert eux-mêmes le sujet du jour pour la sensibilisation.
L’un des moments forts de cette sensibilisation a été l’engagement immédiat des élèves et des responsables scolaires. En signe d’appropriation de l’activité, plusieurs élèves se sont spontanément mobilisés pour ramasser les bouteilles en plastique et autres déchets jonchant la cour de l’école, sous les encouragements des enseignants et du directeur. Une scène saluée par l’équipe de l’ONG, qui y voit le début d’une dynamique positive.
Évoquant les conséquences de la mauvaise gestion des déchets, Ingénieur Victoria Mbalu, membre d’ADDPFA a signifié que « la pollution des sols compromet la production alimentaire et les déchets plastiques déversés dans les rivières dégradent la qualité de l’eau, raréfient les ressources halieutiques et contribuent à l’appauvrissement des communautés ».
Mêmement d’ailleurs pour Safi Kavuho, corps soignant de l’ONG ADDPFA, qui a expliqué les conséquences de la mauvaise gestion des déchets sur la santé humaine et l’environnement, notamment l’obstruction des caniveaux et les risques d’inondations.
Le satisfecit de la coordonnatrice de l’ADDPFA

« Nous avons été agréablement surpris par la réactivité des enfants. Ils ont compris que protéger l’environnement n’est pas seulement le travail des vigiles ou des adultes, mais l’affaire de tous : garçons, filles, hommes et femmes », a confié Maître Laurette Kabedi Disanka, Coordonnatrice de l’ONG ADDPFA.
Et d’ajouter:
« A l’occasion de ce mois dédié aux droits de la femme, l’ONG ADDPFA a sensibilisé les élèves qui sont la jeunesse, espoir du pays et cadre de demain ».
Dans ses propos, Me Kabedi a mis en avant le leadership féminin au sein du complexe scolaire GAMA, une école mixte, avant de recommander aux filles, femmes en devenir, d’être des leaders permanents pouvant faire le suivi de la meilleure gestion des déchets dans les milieux scolaires et dans leurs différents milieux de vie, en tant que défenseuses des droits de l’environnement et éducatrice environnementale en devenir, pour transmettre l’éducation environnementale aux générations futures.
Motif de satisfaction pour Paul Okende, Directeur de l’EP 1 GAMA.

« Je suis très très content du geste que vous venez de poser dans mon école, car vous avez pris notre place à travers les enseignements que vous avez donnés à nos élèves. Nous devons apprendre à nos élèves à bien gérer les immondices », a relevé le Directeur de l’école.
En cette période dédiée à la femme, l’ONG a mis en avant le rôle central des femmes comme actrices du changement. A travers cette activité, elle a montré comment le leadership féminin peut soutenir les plus faibles, encourager la responsabilisation collective et impulser des comportements durables.
Parmi les recommandations formulées par l’ADDPFA à l’endroit des autorités scolaires, figurent notamment l’évacuation régulière des poubelles. Occasion également pour l’ONG de lancer un appel au gouvernement congolais pour faciliter la mise en relation avec des entreprises de recyclage, afin de valoriser les déchets produits dans la ville.
Signalons que cette descente au complexe scolaire GAMA marque une étape importante dans la stratégie de l’ADDPFA dans la poursuite de ses actions de terrain pour faire de l’environnement une priorité éducative et citoyenne.
Avec ADDPFA
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