Les autorités congolaises ont annoncé, samedi 23 mai, une série de mesures sanitaires exceptionnelles visant à limiter la propagation de la maladie à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel émis par le ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, les activités aériennes à destination et en provenance de la ville de Bunia sont temporairement suspendues jusqu’à la nouvel ordre pour éviter une chaîne de contamination.
En effet, cette décision intervient dans un contexte de forte inquiétude autour de la résurgence du virus Ebola de souche Bundibugyo dans plusieurs zones de l’Ituri, alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment classé cette flambée épidémique comme une urgence de santé publique de portée internationale. Selon ce document, aucun aéronef n’est désormais autorisé à atterrir ou à décoller de l’aéroport de Bunia. Les autorités précisent également que tous les vols commerciaux, privés et spéciaux sont suspendus pendant la durée de cette mesure conservatoire.
Cependant, les équipages et exploitants aériens sont appelés à se conformer strictement aux directives sanitaires et sécuritaires émises par les services compétents. Quant aux vols humanitaires ou d’urgence, ils ne pourront être autorisés qu’après une approbation spéciale des autorités aéronautiques et sanitaires. À travers cette décision, le gouvernement congolais entend prévenir toute propagation transfrontalière de l’épidémie et renforcer la sécurité sanitaire des passagers, des équipages, ainsi que du personnel aéroportuaire.

Depuis plusieurs jours, la province de l’Ituri est considérée comme l’épicentre de cette nouvelle souche d’Ebola Bundibugyo. Cette contrée est au centre des préoccupations sanitaires régionales précisément dans la ville de Bunia, Mongbwalu et Rwampara figurent parmi les foyers les plus touchés par la maladie. Les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de l’OMS et des plusieurs partenaires internationaux, ont déjà déployé des équipes d’intervention rapide, du matériel médical et des dispositifs de surveillance épidémiologique.
Par ailleurs, cette souche d’Ebola Bundibugyo dispose pas encore de vaccin homologué selon les derniers rapports publiés par l’OMS, ce qui accroît les inquiétudes quant à la rapidité de propagation du virus dans une région marquée par une forte mobilité des populations et des défis sécuritaires persistants. Rappelons que le virus a été déclaré officiellement le vendredi dernier par le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention le Dr Roger Kamba, lors d’une conférence de presse animée à Kinshasa aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya et du Dr Jean Jacques Muyembe, Directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).
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