La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola, provoquée cette fois par la souche Bundibugyo, une variante rare pour laquelle aucun vaccin homologué n’est encore disponible. Selon les données officielles relayées sur la carte de situation publiée le 23 mai 2026 par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention, trois provinces sont désormais touchées à savoir : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Néanmoins, l’Ituri demeure de loin la province la plus affectée avec 84 cas recensés, contre 6 cas au Nord-Kivu et 1 cas signalé au Sud-Kivu. Les autorités sanitaires congolaises rapportent également 10 décès confirmés, tandis que 867 cas suspects cumulés sont actuellement sous surveillance.
À cet effet, la carte épidémiologique met aussi en évidence l’ampleur du suivi communautaire engagé dans les zones touchées. Au total, 1745 contacts ont été identifiés et font l’objet d’un suivi sanitaire renforcé afin de limiter la propagation du virus. Jusqu’à présent, aucun patient guéri n’avait encore été officiellement signalé par les services compétents au moment de la publication des données, arrêtées au 22 mai 2026.
Cette 17è épidémie d’Ebola enregistrée en RDC intervient dans un contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement fragile dans l’Est du pays. Les provinces concernées connaissent déjà des déplacements massifs de populations, des difficultés d’accès aux soins ainsi qu’une forte mobilité transfrontalière, autant de facteurs susceptibles d’accélérer la transmission de la maladie. D’après, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la souche Bundibugyo représente un défi supplémentaire pour les équipes médicales en raison de l’absence de vaccin spécifique et des difficultés de détection rapide observées lors des premières semaines de circulation du virus.
Toutefois, les autorités sanitaires congolaises appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les personnes symptomatiques et la déclaration immédiate de tout cas suspect à travers un numéro vert. D’ailleurs, dans plusieurs zones affectées, des équipes de riposte poursuivent les opérations de sensibilisation communautaire, de surveillance épidémiologique et d’isolement des cas suspects afin de contenir l’épidémie avant une propagation plus large dans la région des Grands Lacs.
Onesime Lukau Luanzambi
Share this content:
