Le deuxième objectif de développement durable de l’Organisation des Nations unies (ONU), à savoir: « faim zéro, mieux, éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable », peine à se réaliser, à moins de quatre ans de l’échéance des ODD d’ici à 2030. En marge de la Journée mondiale de lutte contre la faim célébrée ce lundi 15 juin, axée sur le thème : « innover aujourd’hui pour nourrir demain », la sonnette d’alarme est donc tirée.
En République démocratique du Congo, les chiffres officiels les plus récents issus des rapports des Nations Unies, de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) renseignent que près de 28 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë élevée. Une situation causée entre autres par les conflits armés et le déplacement massif des populations à travers le territoire national.
Selon le ministère de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire, l’accent est mis sur le développement des filières agricoles locales pour lutter contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire. Toutefois, le programme comme le service national s’il est dupliqué sur l’ensemble du territoire national pourrait avoir un effet positif dans la lutte contre ce phénomène.
Situation en Afrique subsaharienne
Plusieurs régions de l’Afrique sont touchées par la faim. L’Afrique subsaharienne en particulier affronte une crise alimentaire d’une ampleur historique et exacerbée par une réduction drastique de l’aide humanitaire internationale, à en croire certaines sources. C’est le cas des zones touchées par des conflits armés et les régions frappées par la sécheresse (RDC, Somalie, Nigeria, Afrique de l’Ouest et Sahel), où des millions de personnes sont confrontées à une crise alimentaire aiguë.
La journée mondiale de lutte contre la faim entend donc mobiliser les citoyens face à la crise alimentaire, pendant que près de 380 millions de personnes pourraient être confrontées à une crise alimentaire sévère. Pour y faire face, les Nations unies encouragent le recours à l’agroécologie, l’innovation agricole et la souveraineté alimentaire pour protéger la planète.
En somme, le deuxième objectif de développement durable vise donc à éradiquer la faim et la malnutrition, tout en garantissant l’accès à une alimentation sûre, nutritive et suffisante pour tous. Cela ne pourra se concrétiser que par la mise en place de systèmes de production alimentaire et de pratiques agricoles durables et résilientes. Par ailleurs, l’ODD 2 ne pourra être atteint que si les cibles de plusieurs autres ODD sont également atteintes. En ce sens, le rôle des décideurs est plus que déterminant pour promouvoir des systèmes de production durables à grande échelle et dans le bon fonctionnement des marchés alimentaires.
Ruben Ns Mayoni
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