Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) pour l’exercice 2026 du Programme de Réduction d’Émissions (PRE) de la province du Maï-Ndombe a été approuvé jeudi 16 avril dernier à Kinshasa, lors d’une réunion du Comité de Pilotage Technique du Fonds National REDD+ (FONAREDD), présidé par le Directeur de Cabinet du Ministre des Finances, Alain Malata. Cette deuxième réunion de l’année a permis de mesurer l’avancée concrète du Plan de Partage des Bénéfices (PPB) sur le terrain, un dossier minutieusement détaillé par le Coordonnateur de l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC-PIF).
Si l’ordre du jour officiel portait sur la validation budgétaire, l’attention des participants s’est rapidement cristallisée sur l’état des lieux présenté par Clément Vangu Lutete. En sa qualité de Coordonnateur de l’UC-PIF, l’entité assurant la gestion opérationnelle du programme, ce dernier a dressé un tableau précis de la transformation des crédits carbone en réalisations palpables pour les communautés riveraines des forêts du Maï-Ndombe.
« Le PRE a donné lieu à une transaction historique signée dès 2018 pour 11 millions de tonnes de CO₂, pour une valeur totale de 55 millions de dollars américains », a rappelé Vangu Lutete, coordonnateur de l’UC-PIF. Il a souligné que la première période de vérification (2019-2020) a déjà généré 3,9 millions de tonnes de réductions d’émissions vérifiées, déclenchant un premier décaissement de 19,4 millions de dollars américains effectué par la Banque mondiale le 21 mai 2025.
Mais au-delà des chiffres de la finance carbone, c’est la ventilation concrète de ces fonds sur le terrain qui a retenu l’attention. L’intervention du cordonnateur de l’UC-PIF a mis en lumière les retombées directes du Plan de Partage des Bénéfices, officiellement lancé en juin 2022. Contre l’idée reçue d’une bureaucratie lente, Vangu Lutete a listé les acquisitions et infrastructures déjà livrées dans cette province enclavée : deux véhicules de type Jeep pour le Gouvernorat, 22 motos destinées aux territoires et secteurs, un Hors-Bord pour faciliter la mobilité fluviale, la réhabilitation du bâtiment administratif de Babay à Lua-Ipeke, ainsi que la livraison d’un forage d’eau aménagé dans la cité rurale d’Oshwe.
D’après l’UC-PIF, ces réalisations s’inscrivent dans le cadre du Paiement non basée sur la performance du PPB visant à récompenser l’effort historique de conservation des populations autochtones et communautés locales. Elles compléteront celles issues du Paiements basé sur la performance notamment les investissements contribuant à la REDD et destinés à financer des projets locaux générateurs de nouveaux crédits carbone.

Le représentant de l’UC-PIF a également rappelé une subtilité cruciale du contrat avec le Fonds Carbone : si 70 % des réductions vérifiées de la première période ont été payées au prix plancher de 5 dollars la tonne, les 30 % restants peuvent être cédés à des tiers à un prix négocié, sous réserve du respect du même mécanisme de partage des bénéfices.
Ouvrant la séance, le Directeur de Cabinet des Finances, Alain Malata, s’est félicité de cette dynamique qui permet à la RDC de « valoriser durablement ses ressources forestières ». Du côté de la Banque mondiale, Patrice Savadogo a réaffirmé l’engagement du bailleur à accompagner cette réussite pionnière dans le Bassin du Congo, insistant sur la nécessité que les bénéfices améliorent concrètement la vie des communautés.
Cette assise a connu la participation de délégués des ministères des Finances et de l’Environnement (MEDD-NEC), du Secrétariat Exécutif du FONAREDD, de la Banque mondiale ainsi que de la société civile environnementale congolaise.
Pour rappel, le 13 février 2026 à Inongo, une réunion du Comité Provincial de Pilotage du PRE de Mai-Ndombe, consacrée à la validation des outils de planification financière et opérationnelle du programme, s’était tenue sous la présidence du Gouverneur de province abritant le projet.
Avec CellCom UC-PIF
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C’est honteux et ridicule de constater que pour un décaissement de 19.4 millions de $, on se vante pour 2 jeeps, 22 motos, 1 hors-bord pour une grande province comme le Maï-Ndombe, 1 forage pour la population de Oshwe…
Qu’en est-il de l’amélioration de conditions de vie des communauté gardienne de forêt et projet!? Quel est réellement le pourcentage de la population ??
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