RDC : Le Monkeypox déclaré urgence sanitaire nationale avec plus de 550 décès

RDC : Le Monkeypox déclaré urgence sanitaire nationale avec plus de 550 décès

En République Démocratique du Congo (RDC), la situation sanitaire liée au Monkeypox (Mpox), maladie due au virus de singe, a atteint un point critique. Le gouvernement a récemment déclaré l’épidémie d’urgence nationale après que plus de 550 décès ont été enregistrés dans le pays depuis le début de l’année. Cette déclaration met en lumière la gravité de la propagation de cette maladie virale, autrefois considérée comme rare, mais qui connaît une recrudescence alarmante dans plusieurs régions du pays.

Selon les chiffres du ministère de la Santé, l’épidémie de Monkeypox compte à ce jour 16.700 cas enregistrés dont 570 décès. Le taux de mortalité est d’environ 3,4%. Cette maladie d’origine africaine a déjà touché environ 17 pays africains, annonce la source.

Le Monkeypox, une maladie virale semblable à la variole mais généralement moins sévère, est endémique dans certaines parties de l’Afrique centrale et de l’Ouest. Transmis à l’homme par les animaux sauvages, principalement les rongeurs et les primates, le virus se propage également entre humains par contact étroit avec des lésions cutanées, des fluides corporels ou des objets contaminés.

“Nous devons mobiliser tout le monde dans la riposte à cette épidémie. D’abord, c’est la transition animal-homme quand on consomme la viande d’un animal infecté, quand on touche ou on est en contact avec un animal infecté, quand on consomme la viande d’un animal trouvé mort. C’est ce qui occasionne cette transmission animal-homme. Dans la transmission homme-homme, il y a la version de contact direct d’un corps non infecté à un corps malade, quand quelqu’un dort sur le lit d’un autre qui a des boutons de Monkeypox, le virus peut le contaminer”, a expliqué Roger Kamba, Ministre de la Santé publique lors d’un point de presse à l’immeuble du gouvernement.

En RDC, les épidémies de Monkeypox ne sont pas nouvelles, mais la flambée actuelle est particulièrement préoccupante. Les experts de la santé craignent que la situation échappe à tout contrôle si des mesures drastiques ne sont pas mises en place rapidement. La propagation rapide du virus, combinée à un système de santé fragilisé par des décennies de conflits et de sous-investissement, aggrave la crise.

Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures pour contenir la propagation du virus. Ces mesures comprennent la mobilisation d’équipes de santé dans les zones les plus touchées, l’augmentation des capacités de diagnostic, et la sensibilisation des communautés sur les pratiques de prévention.

La communauté internationale, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a également offert son soutien en fournissant des ressources supplémentaires et en déployant des experts pour aider à la gestion de l’épidémie. Cependant, les besoins sur le terrain restent immenses, et la coordination entre les différentes agences humanitaires sera cruciale pour limiter l’impact de cette crise sanitaire.

Bertin Al-bashir

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