Rentrée scolaire 2024 en RDC : Comment réduire l’impact environnemental ?

Rentrée scolaire 2024 en RDC : Comment réduire l’impact environnemental ?

C’est officiellement ce lundi 2 septembre 2024 que les « bleu-blanc » ont repris le chemin de l’école, et ce, sur l’ensemble du territoire national. Les vacances sont donc finies pour des millions d’enfants Congolais. C’est la rentrée des classes. Les élèves ont repris le chemin de l’école. Pendant les vacances, les parents se sont hâtés dans les marchés, supermarchés, boutiques et autres lieux de négoce pour acheter les fournitures scolaires dont leurs enfants auront besoin pour cette année scolaire 2024-2025. 

Au-delà de l’aspect matériel, la rentrée signe aussi le retour d’une routine, avec des trajets quotidiens effectués à heures précises, qui en voiture ou à moto pour ceux qui étudient loin des domiciles (augmentant les embouteillages), qui d’autres à pied si l’école est à quelques mètres ou kilomètres des habitations. 

Toutefois, la rentrée des classes amène son lot d’impacts sur l’environnement. Pour réduire l’impact environnemental de ces différentes sources de pollution, quelques gestes simples sont à adopter pour une rentrée scolaire plus responsable et plus écologique.

Limiter l’achat de fournitures scolaires neuves et privilégier la réutilisation

Il est d’abord difficile de chiffrer les dépenses liées à l’achat des fournitures scolaires, ne fût-ce que pour la ville de Kinshasa, compte tenu de la situation socioéconomique précaire que traverse les ménages kinois, même si tout parent soucieux de l’avenir de son enfant se casse en mille morceaux pour lui acheter des fournitures scolaires. 

Un parent modeste, rencontré aux encablures de l’avenue du commerce au grand marché de Kinshasa dans la commune de la Gombe raconte : « ce n’est pas donné à tout le monde d’envoyer son enfant à l’école, surtout que le mien est dans une école privée. Même s’il fréquentait une école publique, la situation reviendrait au même. J’ai mobilisé 342.000 FC, soit 120$ pour les fournitures de mon fils qui est passé en 8ème année (2ème secondaire selon l’ancienne appellation), juste pour les uniformes, sac, ketch, cahiers et autres accessoires ».

Pour réduire les dépenses inutiles et l’impact environnemental de ce matériel, il est dans un premier temps essentiel de faire l’inventaire des fournitures de l’année précédente car certains produits peuvent être « réutilisés » d’une année sur l’autre.

La majorité des parents privilégient l’achat des nouveaux produits : uniformes, sacs, ketchs et autres fournitures scolaires. Entretemps, les environnementalistes conseillent qu’avant d’acheter de nouvelles fournitures pour ses enfants, il est important d’attendre les recommandations de leurs enseignants afin d’éviter d’acheter du matériel inadapté ou inutile. Lorsque des fournitures ou des vêtements ne sont plus utilisés, la seconde main permet de leur accorder une nouvelle vie, tout en évitant la production d’un bien neuf qui engendrerait des émissions de gaz à effet de serre additionnelles et du gaspillage. 

L’achat et la vente d’occasion sont ainsi à privilégier puisqu’ils préservent l’environnement, tout en donnant l’occasion de réaliser des économies. Mais les parents et enfants congolais, particulièrement Kinois, ont acquis l’habitude de ne privilégier que du neuf pour la rentrée scolaire, de peur d’être hué à l’école pour avoir porté un vieux produit.

Et pourtant, si certains produits sont trop usagés pour être réutilisés, les recycler peut permettre de récupérer de la matière qui sera par la suite intégrée dans d’autres produits. Mais hélas ! Le recyclage pose problème en RDC. A la place, ces vieux produits sont plutôt jetés à la poubelle, à la limite, jetés au feu pour être brulés, augmentant sans le savoir les émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 


Privilégier la mobilité douce pour les trajets

À partir de ce mois de septembre, les trajets quotidiens vers l’école seront de rigueur pour de nombreuses familles, souvent intégrés dans une routine bien rodée. Pour ces trajets, la voiture est le mode de transport privilégié par les parents alors que 90 % des familles résident à moins d’1 km de l’école de leur enfant. Ajouté à cela, la moto qui est en vogue à Kinshasa et même à l’intérieur du pays.

Privilégier la marche ou peut-être le vélo (à très petite échelle) permet pourtant à la fois de réduire ses émissions de dioxyde de carbone (CO2), tout en préservant sa santé physique et mentale. Il est vrai qu’« aller à l’école sans voiture ou sans moto permet d’éviter les émissions de polluants qui peuvent être nuisibles pour la santé des enfants. Aux abords des écoles, moins on fait circuler de voitures, mieux ce sera pour la qualité de l’air que les enfants respireront », souligne une experte en environnement. Lorsque les trajets à pied ou à vélo ne sont pas envisageables, prendre le bus ou organiser un co-voiturage avec des parents d’élèves qui habitent proche de chez soi permet aussi de limiter ses émissions de CO2.

L’accumulation des déchets dans les écoles et rues

La rentrée des classes amène évidemment un autre lot de problèmes. Outre les émissions liées aux gaz à effet de serre des voitures et motos, nombre d’enfants vont amener désormais à l’école de l’eau ou du jus dans une bouteille en plastique, des bonbon, biscuit, gâteau ou tout autre aliment dans un emballage en plastique (sachet). Ce qui va accroître la quantité des déchets non seulement dans les écoles et aux alentours, mais aussi dans les rues, l’éducation environnementale faisant encore défaut dans le chef des élèves. 

Ainsi, pour réduire l’empreinte écologique de nos enfants, il convient d’adopter des gestes simples tels qu’amener de l’eau ou du jus dans une gourde réutilisable, éviter d’acheter des aliments avec emballages en plastique ou en sachet, placer des corbeilles ou poubelles dans l’enceinte des écoles, mais surtout apprendre aux enfants à jeter les déchets dans les poubelles ou endroits appropriés, c’est-à-dire, sensibiliser, éduquer, informer et communiquer sur les bonnes pratiques environnementales pour sauver la ville de Kinshasa, déjà en proie à l’insalubrité. Et nous ferons tous œuvre utile.

Ruben Ns. Mayoni

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2 comments

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Muyembe Ngasili Henri

Félicitations cher Ruben

    comments user
    admin

    Évidemment !

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