Kinshasa : l’Odep dénonce la dégradation de l’environnement de la capitale
Dans un communiqué publié lundi 05 mai 2025 dont copie est parvenue à Vers vert infos, l’Observatoire de la Dépense Publique (Odep) a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation sans précédent de l’environnement de la capitale. Le Professeur Florimond MUTEBA, Président du conseil d’administration de cette organisation de la société civile a invité le Gouvernement de la république d’agir en urgence pour éviter le pire.
La même source indique que la capitale fait face à une menace sérieuse et meurt à petit feu si l’on n’y prend garde. L’Odep souligne que malgré les ressources publiques allouées à l’assainissement et à la prévention des catastrophes naturelles, la ville de Kinshasa est confrontée à plusieurs érosions, à des inondations récurrentes et à l’effondrement progressif de ses infrastructures.
Le drame, survenu en avril dernier, avec plus de 70 morts causés par des pluies diluviennes, a mis en lumière l’ampleur du problème et l’inefficacité des politiques publiques en matière de gestion urbaine.
Immondices, routes défoncées, embouteillages… un spectacle désolant
Dans son communiqué, l’Odep dénonce la dégradation avancée des axes routiers majeurs de la ville, perturbe ainsi la circulation et mettant en péril l’accès aux services sociaux de base.
“Les infrastructures mal conçues, réalisées en dehors des normes techniques, sont le fruit de détournements de fonds publics. Avec comme résultat, des routes éphémères et des caniveaux inadaptés, incapables de canaliser les eaux de pluie », a martelé cette organisation de la Société civile.
Des tas d’immondices sont visibles sur toutes les artères de la ville ou presque, avec comme conséquence, des caniveaux bouchés, des inondations au rendez-vous à la moindre petite pluie. Une situation qui relance le débat sur le défaut de planification et de contrôle dans la gestion urbaine, en contradiction avec les responsabilités régaliennes de l’État. Et pourtant les articles 16, 47 et 53 de la Constitution de la République sont clairs quant à ce, garantissant aux congolais le droit à la santé, à la dignité humaine et à un environnement sain.
D’où la proposition par l’Odep, d’un plan de redressement articulé autour de la réhabilitation des infrastructures prioritaires, la lutte contre les érosions, la gestion durable des déchets, la transparence budgétaire et la concertation entre autorités et populations.
La Rédaction
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