Partagez cet article :
Après des décennies de détérioration, la couche d’ozone se reconstitue et le trou qui apparaît chaque printemps était plus petit en 2024 que les années précédentes, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). La couche d’ozone, située au-dessus de la stratosphère, est une couche de gaz qui empêche le passage de certaines radiations solaires nuisibles pour la santé humaine et les écosystèmes sur Terre. Depuis les années 1970, cette couche s’est dégradée à cause de plusieurs substances chimiques, dont principalement les chlorofluorocarbones (CFC), utilisés notamment dans les réfrigérateurs, climatisations et aérosols.
Pour faire face aux substances appauvrissant la couche d’ozone, la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie NyangeNdambo, a annoncé mardi 16 septembre 2025, à l’occasion de la célébration de cette journée axée sous le thème : « De la science à l’action mondiale », le renforcement des réglementations nationales concernant l’importation, la production et l’utilisation des substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO).
« Nous connaissons tous les risques de la destruction de la couche d’Ozone : cancer de la peau, cataractes, affaiblissement du système immunitaire, dommages à la production agricole et perturbations des chaînes de valeurs, impact sur les écosystèmes terrestres et marins. Nous travaillons au niveau du gouvernement sur la promotion de technologies propres et respectueuses de l’environnement, à la sensibilisation de nos citoyens sur l’importance de leurs choix quotidiens dans les foyers, les écoles, les entreprises, ainsi qu’au renforcement des capacités scientifiques et techniques pour surveiller, anticiper et adapter », a indiqué la Ministre.
Ainsi, le gouvernement s’est engagé à mettre en place des politiques publiques sur la protection de la planète, en collaboration avec ses partenaires nationaux, régionaux et internationaux.
De la science à l’action mondiale
Alors que le thème de la Journée internationale est intitulé cette année « De la science à l’action mondiale », la Secrétaire générale de l’OMM, Céleste Saulo, a souligné que « les recherches scientifiques de l’OMM […] reposent sur la confiance, la collaboration internationale et l’engagement en faveur du libre-échange des données, qui sont les pierres angulaires de l’accord environnemental le plus réussi au monde ».
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a observé pour sa part qu’il y a quarante ans « les nations se sont réunies pour prendre la première mesure visant à protéger la couche d’ozone ». Et d’ajouter, « la Convention de Vienne et son Protocole de Montréal sont devenus un jalon important du succès multilatéral […]. Cette réussite nous rappelle que lorsque les nations tiennent compte des avertissements de la science, des progrès sont possibles ».
Selon les experts, grâce aux efforts fournis par la communauté internationale, la couche d’ozone est désormais en passe de retrouver son niveau des années 1980 d’ici le milieu du siècle actuel, dont la prochaine évaluation aura lieu en 2026.
Ruben Ns Mayoni




