(Agence Ecofin) – D’ici la fin de la décennie 2020, la production mondiale d’électricité pourrait bien reposer sur un équilibre inédit entre plusieurs technologies majeures, avec l’énergie « propre » comme source désormais imposante. Dans son rapport « Electricity 2026 » publié le vendredi 6 février 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que les énergies renouvelables et le nucléaire pourraient représenter environ la moitié de la production mondiale d’électricité d’ici 2030. Une évolution qui, selon l’agence, serait portée par une forte accélération du solaire photovoltaïque et par une progression continue du nucléaire civil.
Selon l’AIE, la production mondiale d’électricité issue de sources renouvelables avait déjà presque rejoint celle du charbon en 2025. Elle devrait augmenter d’environ 1000 TWh par an jusqu’en 2030, dont plus de 600 TWh pour le solaire photovoltaïque seul, avec une croissance moyenne de 8 % par an.
En parallèle, la production nucléaire mondiale a atteint un niveau record en 2025, soutenue par des redémarrages de réacteurs au Japon, une hausse de la production en France et de nouvelles capacités en Asie.
Situation en Afrique
Cette dynamique mondiale trouve un écho en Afrique, en particulier sur le segment solaire. D’après le rapport « Africa Market Outlook for Solar PV 2026 – 2029 » du Global Solar Council, publié également ce début février, le continent africain a installé 4498 MW de solaire en 2025, soit une hausse de 54 % par rapport à 2024 et un record historique.

Selon le scénario médian du rapport, l’Afrique pourrait même ajouter 31,5 GW de capacités solaires cumulées d’ici 2029, avec un taux de croissance annuel composé de 21 %.
Sur le nucléaire, le rapport « Outlook for nuclear energy in Africa » publié en 2025 par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) souligne un intérêt croissant pour l’atome.
L’Afrique du Sud, qui demeure le seul pays producteur du continent avec la centrale de Koeberg d’environ 2 GW, a vu la durée de vie des deux unités qui constituent cette dernière être prolongée de 20 ans en 2024 et 2025.
De son côté, l’Égypte poursuit la construction de la centrale d’El Dabaa (4,8 GW), tandis que plusieurs autres pays ont fait part de leur intérêt pour des projets énergétiques nucléaires, incluant des petits réacteurs modulaires.
Dans un scénario jugé optimiste, l’AIEA prédit une multiplication par 10 de la capacité nucléaire installée en Afrique d’ici 2050. Il faut tout de même rappeler que sur le continent, les niveaux de financement mobilisés pour soutenir cette trajectoire apparaissent en deçà des montants nécessaires, alors même que les besoins en électricité sont plus que jamais élevés.
Agence Ecofin (avec la rédaction
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