La République Démocratique du Congo (RDC) franchit une nouvelle étape décisive dans la préservation de son patrimoine naturel. Avec plus de 155 millions d’hectares de forêts tropicales – soit près de deux tiers de son territoire national – le pays abrite la majeure partie du Bassin du Congo, le deuxième massif forestier tropical du monde. Véritable poumon vert de la planète, ce patrimoine assure la régulation du climat, la conservation de la biodiversité, la protection des ressources en eau et le stockage de milliards de tonnes de carbone.
Forte de cet héritage, la RDC s’est imposée sur la scène internationale comme un « Pays Solution au changement climatique ». Toutefois, cette richesse inestimable fait face à des menaces croissantes de déforestation, impactant directement la sécurité alimentaire, la santé publique, l’accès à l’eau potable et les droits des peuples autochtones.
C’est pour répondre à cette urgence que l’Initiative Interreligieuse pour les forêts tropicales (IRI-RDC) a officiellement lancé ce mardi 04 août 2026, par le biais de la Secrétaire Générale, représentant la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, la campagne nationale intitulée « Pas de Forêts, Pas d’Avenir ».
Une alliance sacrée pour la préservation de la nature

S’inscrivant en synergie avec le programme national « La Forêt, c’est Nous » et la vision du Chef de l’État de restaurer 8 millions d’hectares de forêts dégradées d’ici 2030, la campagne de l’IRI-RDC mobilise les confessions religieuses et les communautés de foi autour d’un message fédérateur : les forêts constituent le fondement de l’eau, de la nourriture, de la santé et de la stabilité climatique.
À travers cette initiative, les chefs religieux transforment la protection de l’environnement en un impératif moral, spirituel et citoyen.
Pour IRI-RDC, à travers cette campagne, il s’agit de sensibiliser et mobiliser l’ensemble des parties prenantes (autorités publiques, leaders religieux, communautés et médias) sur les liens étroits entre déforestation, biodiversité et bien-être humain; renforcer l’engagement politique en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) et d’autres ministères sectoriels pour promouvoir des lois et des mesures de protection robustes, et soutenir un plaidoyer national porté par les confessions religieuses en faveur de la sécurisation des droits fonciers et forestiers des communautés locales et des peuples autochtones.
Une approche inclusive et interconfessionnelle

La cérémonie de lancement s’est déroulée selon une méthodologie participative et multi-acteurs, réunissant les différentes forces vives de la nation autour de plusieurs temps forts. Des présentations de l’IRI-RDC et de sa stratégie sur la mise en lumière des missions de l’initiative, des outils de communication et de l’importance des savoirs et pratiques traditionnelles dans la protection de la biodiversité. Puis, les voix des confessions religieuses à travers des allocutions marquantes qui ont posé les fondements doctrinaux de la campagne, unissant les voix des principales communautés de foi du pays, notamment la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC), la Communauté Islamique au Congo (COMICO), l’Armée du Salut, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (EJCSDJ) et la Communauté Baha’ïe.
Des résultats pour un impact durable

Ce lancement marque le début d’une vaste dynamique nationale. Les retombées escomptées s’articulent autour de quatre axes majeurs : une visibilité médiatique à grande échelle grâce à la diffusion des messages clés des chefs religieux; un engagement public renforcé du Ministère de l’Environnement pour consolider le cadre de collaboration multi-acteurs entre l’État, les confessions religieuses et la société civile; l’appropriation de la campagne par les leaders locaux, qui s’engagent à relayer activement les messages de protection au sein de leurs fidèles, et une prise de conscience accrue du public quant aux interconnexions vitales entre forêts, santé et développement durable.
À travers la campagne « Pas de Forêts, Pas d’Avenir », la RDC confirme sa volonté de faire de son capital forestier un levier majeur de prospérité nationale et de leadership climatique mondial pour les générations présentes et futures.
Ruben Ns Mayoni
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