La deuxième édition de la Semaine nationale du climat, placée sous le thème « La République démocratique du Congo à l’ère du développement des marchés carbone : opportunités pour tous et perspectives d’avenir », s’est ouverte lundi 2- octobre à Kinshasa, avec l’ambition affichée de valoriser le patrimoine forestier congolais, de mobiliser des financements climatiques et de redistribuer équitablement les bénéfices au profit du pays et de ses communautés.
A cette occasion, les autorités congolaises ont réaffirmé leur volonté de faire des marchés carbone un levier de financement de la protection des forêts, de création d’emplois et de développement économique. Les interventions du Directeur général des Forêts au ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), de la ministre d’État Marie Nyange et du représentant du Président de la République ont mis en évidence un enjeu majeur : permettre à la RDC de tirer une juste valeur économique des services environnementaux qu’elle rend à la planète, tout en préservant sa souveraineté sur ses ressources naturelles.
« La RDC est un patrimoine vivant de l’humanité. Elle porte des écosystèmes extraordinaires, des tourbières et des forêts. Quand la RDC protège les forêts, c’est l’Afrique qui respire », a déclaré la ministre du MEDD, rappelant la place stratégique du pays dans l’équilibre écologique mondial. Elle a souligné que la première édition de la Semaine nationale du climat avait lancé un appel à l’action, qui doit désormais se traduire par des avancées concrètes et durables.
Parmi les chantiers évoqués figurent la révision du Code forestier, la consolidation de la coopération régionale, l’opérationnalisation de l’Autorité de régulation des marchés carbone ainsi que la création de l’Office congolais des eaux. Ces initiatives visent à renforcer la gouvernance environnementale et à mieux structurer la valorisation des ressources naturelles, afin que la contribution des forêts et écosystèmes congolais à la lutte contre le changement climatique soit reconnue et rémunérée à sa juste valeur.
Avec CellCom MEDD-NEC
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