Dans le cadre de la COP30 qui se tient à Belém depuis le 10 novembre, l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales en RDC (IRI-RDC) a publié une déclaration appelant à des actions concrètes contre la déforestation. Selon l’organisation, la RDC, qui abrite plus de 60% du bassin du Congo, doit passer des engagements aux actes.
Cette déclaration conjointe incluant plus d’une dizaine de structures souligne que 33 ans après le Sommet de la Terre de Rio et 10 ans après l’Accord de Paris, le temps des déclarations est révolu. L’initiative estime que la protection des forêts constitue à la fois une nécessité climatique et un impératif moral et spirituel.
Face à ce qu’elle qualifie de théorie, l’IRI-RDC formule sept priorités pour passer à l’action. La première exhorte les États, dont la RDC, à fixer des objectifs spécifiques et ambitieux de lutte contre la déforestation dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN), en les intégrant dans une stratégie forestière cohérente.
La reconnaissance des droits des peuples autochtones constitue le deuxième pilier. L’IRI-RDC demande la protection de leurs droits fonciers, le respect du consentement libre, préalable et éclairé, et la sécurisation des défenseurs des droits environnementaux.
Sur le plan financier, ces organisations plaident pour des mécanismes équitables permettant aux communautés locales d’accéder directement aux fonds, notamment via le Tropical Forests Forever Facility (TFFF), tout en évitant le greenwashing et la financiarisation de la nature.
Les autres priorités incluent l’élimination progressive des combustibles fossiles et le soutien aux économies forestières durables. Par ailleurs, l’IRI-RDC réaffirme son engagement à collaborer avec tous les acteurs pour un avenir juste et respectueux des forêts tropicales.
Pour prendre connaissance de l’intégralité de la déclaration conjointe et de ses sept priorités détaillées, veuillez consulter le document complet de l’IRI-RDC en cliquant ici.
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