Le bassin du Congo constitue un espace vital non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour la planète toute entière. Il regorge le deuxième massif forestier du monde après l’Amazonie, des réserves d’eau douce indispensables pour plusieurs usages et ayant une valeur économique… Malgré ces enjeux, le bassin du Congo fait face à plusieurs défis et menaces existentiels allant de la déforestation à l’exploitation abusive de ses ressources naturelles (eau, forêt, hydrocarbures, …), ainsi qu’au manque d’une connaissance approfondie de ses ressources.
Pour ne pas être pris de cours, la science entend voler au secours de cet espace pour des solutions durables aux problèmes qui se posent dans la région. C’est la raison même de la tenue à Brazzaville, capitale de République du Congo, du 07 au 09 janvier courant, de la première conférence annuelle du Congo Basin Science Initiative (CBSI – Initiative Science pour le Bassin du Congo).
Objectif de la conférence
Selon les organisateurs, ces travaux de trois (3) jours seront axés sur l’élaboration de plans pour coordonner et collecter des données distribuées à travers la région du Bassin du Congo, dans six observatoires thématiques à savoir, climat, hydrologie, végétation, biodiversité, utilisation des terres et socio-écologie.
Cette conférence sera également l’occasion pour les vingt boursiers du CBSI, engagés dans la préparation de leur doctorat au sein des observatoires, de présenter leurs projets de recherche dans le but de recueillir des retours pour améliorer leurs travaux. Plus encore, les scientifiques, avec un accent particulier sur les jeunes chercheurs en début de carrière, présenteront leurs recherches en lien avec les six observatoires précités.
La synthèse, les synergies et l’impact, y compris la manière dont il est produit, les résultats scientifiques qui renforcent la protection des forêts et améliorent les conditions de vie des communautés locales vivant en forêt seront également mis en exergue au cours de ce rendez-vous.
Notons que la coordination avec les parties prenantes, notamment les décideurs politiques, les organisations liées à la recherche, ainsi que les initiatives scientifiques et de formation seront au rendez-vous de cette conférence.

Présence du CRREBaC et de l’ERE
En tant que partie prenante de premier plan de CBSI, le Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC) que dirige le Professeur Raphaël Tshimanga, sera valablement représenté à ces assises avec une importante délégation. A cela il faut ajouter l’Ecole Régionale de l’Eau de l’université de Kinshasa qui forme des experts nationaux, régionaux et internationaux dans différentes filières et spécialisations sur les questions de l’eau prendra une part active aux travaux de la première conférence annuelle du CBSI à Brazzaville, avec à sa tête le Professeur Raphaël Tshimanga son Directeur.
Signalons que l’Initiative Science pour le Bassin du Congo (CBSI) est une plateforme indépendante pilotée par des scientifiques. Elle plaide pour l’investissement à long terme dans la science du bassin du Congo avec pour mission, de transformer la compréhension du deuxième massif forestier tropical du monde, de renforcer les capacités scientifiques dans la région et de favoriser le développement durable en s’appuyant sur ces nouvelles connaissances.
Ruben Ns Mayoni
Share this content:
