La nomination de Nzita Nganga Di Mavambu Maxime de la République Démocratique du Congo, comme Commissaire à l’Environnement, Ressources naturelles, Agriculture et Développement rural a été salué par plusieurs parties prenantes dans la sous-région du Bassin du Congo. C’était à l’occasion de la 9ᵉ Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, tenue à Malabo, le 24 janvier 2026 , par visioconférence sous l’égide du président Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Équatoriale et Président en exercice de la Conférence. En effet, la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) a franchi une étape importante dans le renforcement de son architecture institutionnelle.
Consacrée à la nomination du Vice-Président et des Commissaires de la Commission de la CEEAC, cette session s’est inscrite dans une dynamique de consolidation de la gouvernance communautaire et de relance de l’action intégratrice en Afrique centrale. La participation effective des Chefs d’État et de Gouvernement avait illustré l’attachement constant de la région aux idéaux de solidarité, de coopération et d’intégration.
A l’ouverture, la conférence a été marquée par l’allocution de l’Ambassadeur Dr Ezéchiel Nibigira, Président de la Commission de la CEEAC, suivie du discours du Président en exercice de la Conférence. Avant de connaître les interventions mettant en exergue la nécessité de doter la Communauté d’institutions fortes, capables de traduire les orientations politiques en actions concrètes au bénéfice des populations de l’Afrique centrale.
S’appuyant sur les conclusions du Conseil des Ministres, la Conférence a procédé à la nomination du nouveau Vice-Président et des Commissaires de la Commission. La Tchadienne Mariam Mahamat Nour a été nommée Vice-Présidente de la Commission, aux côtés de cinq Commissaires appelés à conduire les politiques communautaires dans des domaines stratégiques.
L’action climatique va bénéficier dorénavant de l’expertise du RD Congolais Nzita Nganga Di Mavambu Maxime, comme Commissaire à l’Environnement, Ressources naturelles, Agriculture et Développement rural.
Ancien représentant Afrique Centrale du Bassin du Congo, du Congo Basin Bezos Earth Fund, cet Ingénieur Agro Économiste de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) remplace le sémillant Dr Honoré Tabuna dont le bilan a été élogieux durant son mandat. En outre, détenteur d’un Master 2 et Exécutive MBA de Paris Panthéon Sorbonne et de la Sorbonne Business School, le Commissaire Nzita est appelé à frayer de voies pour assurer une gouvernance régionale de l’action climatique à un moment crucial où le second poumon de la planète entend matérialiser la mise en œuvre de l’article 6 de l’Accord de Paris.
Les travaux d’hercule de la CEEAC sur l’action climatique

L’Afrique centrale fait face à une vulnérabilité extrême au changement climatique, marquée depuis 2024 par des inondations dévastatrices affectant plus de 3,2 millions de personnes. Les principaux défis incluent la déforestation du bassin du Congo, la baisse des précipitations, l’insécurité alimentaire et des conflits liés à la gestion des ressources naturelles, exacerbés par des capacités d’adaptation limitées.
Avec plus de 20 années d’expérience dans divers programmes de coopération dans le secteur des ressources naturelles en Afrique centrale, UE, USA, Afrique de l’Est, Maxime Nzita est appelé à diligenter une riposte et faire face aux défis climatiques majeurs qui se posent en Afrique centrale. Il s’agit d’abord des inondations et phénomènes extrêmes où il y a eu en 2024 une augmentation des inondations meurtrières et destructrices, exacerbant les tensions sociales et économiques, notamment au Burundi, Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa ; ensuite de la propension de la déforestation et la chute de la biodiversité à cause desquelles le deuxième poumon vert mondial est menacé par l’exploitation illégale et non durable, avec une prévision de baisse de 27% de sa superficie, d’ici 2050 ; enfin du changement des précipitations où l’on remarque une tendance à la baisse des précipitations totales observée depuis les années 1950, avec une diminution de 31 mm/décennie, bien que des disparités locales existent.
A cela il faut ajouter l’insécurité alimentaire suite à la baisse des rendements agricoles et la forte dépendance aux produits forestiers, menaçant la subsistance des populations.
En bon manager, il est appelé enfin de combler le gap de financements de la sous-région (bénéficiant seulement de 11,5% des fonds mondiaux consacrés à la foresterie entre 2008-2017) pour booster le financement de l’action climatique dans le Bassin du Congo.
La rédaction
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