Etat Partie à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) depuis 1994, la République démocratique du Congo a mis en place en 2004, conformément à l’alinéa 3 de l’article 18 de la CDB, son Centre d’échange d’informations sur la Diversité Biologique ou Clearing House Mechanism (CHM). Ce Centre constitue en effet un instrument d’échange d’informations conçu pour promouvoir et faciliter la coopération technique et scientifique en vue de réaliser les trois objectifs de la Convention. Il s’agit d’abord de la conservation de la diversité biologique ; ensuite de l’utilisation durable de ses éléments constitutifs et enfin, du partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques.
C’est dans cette optique que pendant deux jours, soit les 19 et 20 mars, le Secrétariat général à l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, à travers la Direction du développement durable (DDD), organise un atelier de formation sur la gestion des données des contributeurs dans le CHM RDC, afin de renforcer les capacités techniques et institutionnelles des acteurs impliqués dans le CHM-RDC en matière de gestion, validation, traitement, diffusion et sécurisation des données relatives à la biodiversité en République démocratique du Congo.
Compte tenu des défis liés à la collecte harmonisée des données, la gestion, l’archivage et la sécurisation des informations, la mise à jour régulière du portail CHM ainsi qu’à la coordination entre institutions sectorielles et provinciales, cette formation tombé à point nommé pour élaguer certaines difficultés et avancer dans la mise en œuvre du CHM-RDC.
A en croire Adélard Mutombo Kazadi, Chef de bureau du pilier environnemental au ministère de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, cette formation permettra aux acteurs (contributeurs), de « collecter, traiter et publier les informations sur le site du CHM-RDC en termes d’actualité, événement, document et autres, devant contribuer à la protection de la biodiversité en RDC, suivant le niveau des contributeurs au niveau du CHM ».
Et d’ajouter : « La prochaine étape de la formation consistera à initier ces parties prenantes à la publication d’autres données comme les photos et d’autres matières utiles pour le portail du Clearning House Mecanism (CHM) ».

Parmi les pays qui sont très avancés dans leurs CHM, il y a en premier lieu le Burundi, suivi du Maroc et enfin la République démocratique du Congo. C’est dans ce cadre que cette formation s’avère indispensable pour relever le niveau du pays dans la publication des informations relatives à la diversité biologique en RDC, pays qui dispose d’une méga biodiversité, cruciale pour la planète.
Les travaux vont se poursuivre ce vendredi 20 mars avec plus d’exercices sur la publication des informations liées à la biodiversité en RDC, afin d’outiller davantage ces parties prenantes dans la redynamisation du Centre d’échange d’informations sur la biodiversité pour disposer d’un outil à la hauteur de la RDC, capable de contribuer à la protection de la diversité biologique.
Il convient de rappeler que cet atelier fait suite au dialogue des parties prenantes organisé en fin janvier dernier afin d’identifier les actions prioritaires pour revitaliser cet outil stratégique, qu’est le centre d’échange d’informations sur la biodiversité en RDC (CHM-RDC).
Signalons que la mise en place du CHM RDC a été rendue possible grâce à l’appui technique et financier du programme CEBioS de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB).
Ruben Ns Mayoni
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