Les Écoles doctorales et Centres de recherche de l’Université de Kinshasa (Unikin) ont fait l’objet d’une évaluation externe par une mission d’évaluation conduite par le Professeur Ansoumane Sacko de l’Université Général Lansana Conté (UGLC) de Sonfonia à Conakry en Guinée.
Composée des représentants de l’Université de Dakar au Sénégal, de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville au Congo et de l’université catholique du Congo pour la RDC, cette mission d’évaluation a d’abord eu droit à une présentation de l’Ecole Régionale de l’Eau (ERE) de l’Université de Kinshasa et du Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC), des objectifs, mission et vision de ces structures, faite par le Professeur Raphaël Tshimanga, Directeur de l’ERE et du CRREBaC.
Une présentation suivie de la visite des installations de l’École et du Centre, qui a permis à la délégation d’être édifiée sur ce que fait ces deux structures spécialisées dans le secteur des ressources en eau dans le bassin du Congo.
« Nous avons été fortement édifiés par les propos du Professeur Raphaël Tshimanga le Directeur de l’École et du Centre sur les opportunités, les atouts, les forces et les faiblesses du CRREBaC dans le cadre de ses missions et attributions. Nous avons visité les installations qui contribuent au rayonnement scientifique et académique du Centre et de l’École, c’est vraiment formidable ce qui se fait ici. C’est excellent », a déclaré Professeur Ansoumane Sacko, Président de la délégation de la mission d’évaluation externe.
Défis dans la gestion des ressources en eau

Le Professeur Ansoumane Sacko a souligné la nécessité pour le gouvernement de la République démocratique du Congo en particulier, et de la région du bassin du Congo en général, de mettre tout en œuvre pour relever les défis de la gestion et de la gouvernance en matière de l’eau, les menaces sur les ressources en eau étant réelles.
« Le Professeur Tshimanga nous a édifiés sur les menaces qui pèsent sur le bassin avec toutes les opportunités que le Congo pouvait avoir par rapport à d’autres pays. Nous pensons que le Congo n’a pas pu ménager toutes ces opportunités pour en faire des réalisations et les profiter la population. Il va falloir qu’ensemble que nous puissions profiter de cette masse critique d’analyses des différentes recherches en les masterisant et en les doctorant. Les politiques doivent en profiter et utiliser à bon escient pour faire face à ces menaces et difficultés qui pèsent sur l’eau dans l’intérêt supérieur de nos populations », a insisté le Professeur Ansoumane Sacko.
Il a, par ailleurs, lancé un message fort aux autorités de la RDC quant au soutien du pouvoir public aux institutions de recherche et d’enseignement universitaire.
« Nous lançons un message aux autorités congolaises de profiter au maximum des résultats de toutes les études réalisées ici au CRREBaC et à l’Ecole Régionale de l’Eau. Et aussi contribuer efficacement au rayonnement de ce centre, il ne faudrait pas qu’une institution nationale soit continuellement supportée par des partenaires étrangers, ce qui constitue un appui. Mais le rôle essentiel doit revenir au gouvernement qui doit apporter une subvention conséquente et une contribution dynamique pour permettre à ce Centre de relever les defis et accomplir les missions lui dévolues », a-t-il conclu.
Signalons qu’après les visites des Centres de recherches et des Ecoles doctorales de l’Unikin, la mission a rendu un rapport préliminaire aux autorités académiques au cours d’une rencontre tenue au Sénat du Rectorat de l’Université de Kinshasa.
Ruben Ns Mayoni
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