Le 3 mai de chaque année marque la journée mondiale de la liberté de la presse. A travers la planète, les corporations journalistiques, les professionnels des médias (de la plume, du micro, de la caméra et de tous services connexes) ont célébré cette journée sous le thème : « façonner un avenir de paix », en référence à toutes les crises et guerres qui sévissent à travers le monde, et dont la paix est devenue une denrée indispensable.
La journée souligne aussi la nécessité de protéger les journalistes et de renforcer la crédibilité des médias, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle. Mais le 3 mai sert également à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle.
Le revers de la médaille

La journée mondiale de la liberté de la presse n’est pas que rose. Elle rappelle également les crimes commis contre les professionnels des médias à l’échelle du monde.
En République démocratique du Congo, les journalistes font face à des risques énormes dans l’exercice de leur métier : censure, intimidations, interpellations et poursuites judiciaires, arrestations et même assassinats.
Les corporations des journalistes comme « Journalistes en danger (JED) » et autres interpellent à chaque occasion la responsabilité pour les pouvoirs publics de protéger les journalistes conformément à la loi sur la liberté de la presse telle que modifiée à ce jour.
Les journalistes environnementaux, une cible

Par le temps qui court, la spécialisation est devenue une nécessité impérieuse. Parmi ces spécialisations figure le journalisme environnemental, compte tenu des enjeux liés au domaine et l’impératif pour l’humanité de conserver les écosytémiques terrestres pour la survie de la planète face au changelent climatique particulièrement.
Mais les journalistes environnementaux sont aujourd’hui devenus la cible des exploitants des ressources naturelles à cause des crimes environnementaux que ces derniers commettent: déforestation, pollution des eaux, du sol ou de l’air, braconnage, la liste n’est pas exhaustive.
Lorsque ces crimes environnementaux sont dénoncés par les journalistes, ces derniers deviennent d’office des cibles des prédateurs des ressources naturelles.
Et pourtant, en son Article 53, la Constitution stipule que « tout Congolais a le droit de vivre dans un environnement sain et propice à son épanouissement intégral… ».
Dénoncer les crimes environnementaux rentre dans le cadre du travail accompli par ces journalistes contribuant ainsi à lutter efficacement contre ces crimes environnementaux, comme le font d’ailleurs les défenseurs des droits de l’homme, le droit à un environnement sain étant un droit humain.
L’appel est donc lancé au gouvernement de la Republique de mettre tout en œuvre pour protéger les journalistes, particulièrement ceux évoluant dans le secteur de l’environnement, devenu aujourd’hui une question de vie ou de mort pour la planète toute entière.
Ruben Ns Mayoni
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