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A Inongo, la population du bloc ISSS, dans la commune de Mpongonzoli, fait face à une difficulté cruciale d’approvisionnement en eau potable en cette période de saison sèche. Pour répondre à ses besoins quotidiens, plusieurs habitants sont contraints de recourir à une source communément appelée « Ambewonga », dont l’eau est pourtant jugée impropre à la consommation.
Selon les témoignages recueillis par la rédaction de Vers Vert Infos, l’accès à cette source devient particulièrement difficile pendant la saison sèche. Pour parvenir à recueillir une quantité relativement suffisante d’eau, certains habitants doivent attendre près de 30 minutes, voire davantage, avant de pouvoir s’approvisionner.
Cette situation préoccupe fortement la population du bloc ISSS, qui affirme ne pas disposer d’une autre source facilement accessible permettant de répondre convenablement à ses besoins en eau. Interrogé, Nino Mutekela, licencié en hygiène et assainissement, a indiqué que l’eau provenant de la source Ambewonga ne devrait pas être consommée sans traitement approprié.
« Cette eau ne peut pas être considérée comme potable. Sa consommation expose la population à des risques sanitaires importants, notamment aux maladies hydriques », a-t-il expliqué.
Parmi les maladies pouvant être liées à la consommation d’une eau contaminée figurent notamment la diarrhée, la dysenterie, le choléra, la fièvre typhoïde et certaines infections intestinales. La situation est d’autant plus préoccupante que l’eau constitue un besoin essentiel pour la consommation, la préparation des aliments et l’hygiène quotidienne.
L’absence d’une source d’eau potable accessible peut ainsi fragiliser davantage les conditions sanitaires des habitants. Face à cette situation, plusieurs solutions pourraient être envisagées afin de réduire les risques sanitaires auxquels la population est exposée. Il serait notamment nécessaire de procéder à l’assainissement et à l’aménagement de la source Ambewonga, afin de limiter les risques de contamination.
Il serait également souhaitable d’installer des tuyaux et des dispositifs appropriés d’approvisionnement, permettant aux habitants du bloc ISSS d’avoir accès à une eau potable dans des conditions plus sûres et plus régulières. Face à cette difficulté persistante, l’implication des autorités compétentes apparaît indispensable. La population du bloc ISSS appelle ainsi les responsables concernés à accorder une attention particulière à cette situation et à envisager des solutions durables pour améliorer l’accès à l’eau potable, un des objectifs du développement durable que la RDC risque de ne pas atteindre d’ici à 2030 qui marque l’échéance fixée par l’ONU.
Jean-Béni Nseposwa, Correspondant Inongo/Mai-Ndombe
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