La République démocratique du Congo (RDC) est régulièrement qualifiée de « pays-solution » face à l’urgence climatique mondiale. Grâce à ses vastes forêts, ses tourbières d’importance vitale, ses minerais stratégiques et son immense potentiel énergétique, le territoire congolais se trouve au centre des équilibres écologiques et économiques de la planète. Pourtant, une question fondamentale continue de diviser et d’interpeller : une solution pour qui ?
Si le rôle de la RDC dans la transition énergétique et la préservation de l’environnement n’est plus à démontrer, le constat sur le terrain reste préoccupant. Ces richesses profitent-elles réellement aux Congolaises et aux Congolais ? Trop souvent, les populations locales subissent les contrecoups de l’exploitation de leurs terres sans en récolter les fruits. Dès lors, toute la question réside dans la place accordée aux communautés dans la prise de décision : comment garantir qu’elles soient actrices et non simples spectatrices de l’avenir de leurs terres et de leurs ressources ?
Le Livre blanc « La transition juste en RDC » sur la table
Pour répondre à ces urgences, une grande table ronde est organisée à Kinshasa les 22 et 23 septembre. Cet événement marque le lancement officiel du Livre blanc « La transition juste en RDC ». L’objectif de cette rencontre est clair : ouvrir un débat de fond pour replacer les réalités du pays et les besoins fondamentaux des populations au centre de la stratégie climatique.
« Un pays ne peut être une solution pour le monde sans l’être aussi pour sa propre population », souligne la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et l’action publique (CORAP) qui organise les assises. Rendez-vous pris donc les 22 et 23 septembre à Kinshasa pour suivre ces échanges déterminants pour l’avenir socio-économique et environnemental de la RDC.
Ruben Ns Mayoni
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