Les 14 et 15 octobre 2026, l’initiative One Forest Vision (OFVi) a réuni près de 250 scientifiques et acteurs institutionnels à travers un dispositif hybride connecté entre la France et cinq pays d’Afrique centrale. Objectif, dresser un bilan concret de trois années de recherche et renforcer la coopération internationale pour préserver le deuxième poumon vert de la planète.
Trois ans après le sommet historique One Forest Summit de Libreville (mars 2023), la dynamique de coopération scientifique internationale se confirme sur le terrain. L’initiative One Forest Vision (OFVi) a célébré son troisième séminaire annuel en connectant simultanément six villes clés par multiplex : Brazzaville, Kinshasa, Lubumbashi, Libreville, Yaoundé et Marseille.
Au total, 150 participants en présentiel (chercheurs, doctorants, diplomates) et près de 100 participants en ligne ont pris part à ces deux journées d’échanges interactifs.
Organisé sous l’égide de six grands organismes de recherche français (CEA, CIRAD, CNRS, INRAE, IRD et MNHN) en partenariat étroit avec les institutions scientifiques nationales, l’événement a illustré la vitalité de la recherche collaborative axée sur les forêts tropicales et les zones humides d’Afrique centrale.
Deux jours d’échanges au cœur des enjeux écologiques
Le programme s’est articulé autour de deux temps forts. D’abord, le 14 octobre, au cours duquel il a été établi le bilan stratégique et le renforcement des capacités. Une première journée concentrée sur le partage de données, la formation d’une nouvelle génération de chercheurs africains et la co-construction de programmes scientifiques répondant directement aux réalités locales.
Puis, le 15 octobre, avec la présentation des avancées et des données de terrain. Cette seconde journée a mis en lumière des travaux novateurs articulés autour des piliers majeurs de l’initiative. Des interventions remarquées ont rythmé la journée, comme celle de la chercheuse Sabrina Krief depuis Marseille ou les présentations des doctorants Abel Mouyabi (Congo) et Carmel Mounziegou (Gabon).
« L’ambition d’OFVi est claire : produire des connaissances scientifiques de pointe tout en transmettant des outils décisionnels et technologiques aux acteurs du Bassin du Congo ».
5 piliers clés de l’initiative OFVi

L’action de l’initiative s’appuie sur une démarche scientifique pluridisciplinaire.
Primo, carbone forestier et biodiversité : mesure de la biomasse et étude des espèces sur le terrain. Secundo, bilan carbone global : quantification des flux de carbone à l’échelle des grands paysages et des zones humides. Tertio, télédétection et intelligence artificielle : utilisation de l’imagerie satellite et de l’IA pour suivre la déforestation et l’évolution de la couverture forestière en temps réel.
Quarto, sciences humaines et sociales : intégration des populations locales et co-construction des politiques de conservation. Quinto enfin, formation et renforcement des compétences : soutien actif aux jeunes chercheurs et consolidation des capacités de recherche des laboratoires partenaires.
Quelle suite pour la recherche dans le Bassin du Congo ?
Face à l’urgence climatique et à l’érosion de la biodiversité, les données collectées par le réseau OFVi s’avèrent cruciales. Elles permettent non seulement d’éclairer la décision publique, mais aussi de valoriser le rôle écologique fondamental joué par les écosystèmes d’Afrique centrale dans l’équilibre climatique mondial.
Ruben Ns Mayoni
Share this content:
