Dans la commune de Mpongonzoli, les habitants du quartier Ilanga Nzali tirent la sonnette d’alarme. En l’absence d’un marché aménagé et d’étalages appropriés, les commerçants n’ont d’autre choix que d’exposer leurs denrées alimentaires à même le sol. Une pratique qui soulève de graves inquiétudes pour l’hygiène publique et la préservation de l’environnement local.
L’exposition directe des aliments au sol présente un risque épidémiologique élevé. Poussière, eaux usées, rongeurs et insectes s’invitent quotidiennement sur les produits destinés à la consommation, favorisant le développement et la propagation de maladies d’origine fécale et hydriques (choléra, typhoïde, parasitoses).
« Face à cette insalubrité, nous interpellons directement les services d’hygiène et de santé publique. Vendre et acheter dans de telles conditions nous expose tous à de multiples dangers sanitaires graves », alerte une habitante du quartier.
Insalubrité et dégradation de l’environnement urbain
Au-delà de la menace biologique, l’absence d’infrastructures marchandes modernes engendre une dégradation progressive du milieu de vie : la gestion anarchique des déchets avec l’accumulation de détritus organiques et plastiques non collectés souille les espaces publics; la pollution des sols et stagnation des eaux à cause du manque de caniveaux et de systèmes d’évacuation transforme ces zones de commerce informel en foyers de germes et de vecteurs de maladies (comme les moustiques).
Des taxes payées, mais aucun investissement sanitaire

La frustration grandit au sein de la population. Les commerçants s’acquittent régulièrement de leurs taxes locales, sans voir en retour l’amélioration de leur cadre de travail ni la mise en place de normes environnementales et sanitaires élémentaires.
« Nous avons lancé plusieurs appels aux autorités pour corriger cette situation, mais ils restent sans suite. Pourtant, nous payons nos taxes. Où va cet argent si ce n’est même pas pour garantir un environnement salubre ? », s’indignent les vendeurs.
Une crise d’hygiène publique globale à Inongo
La situation du quartier Ilanga Nzali n’est malheureusement pas un cas isolé. Plusieurs autres secteurs de la ville d’Inongo souffrent du même manque d’équipements marchands respectueux des normes d’hygiène et d’assainissement.
Face à ce péril environnemental et sanitaire, une intervention urgente des autorités provinciales, des services de santé publique et des équipes d’assainissement s’avère indispensable pour doter la ville d’infrastructures commerciales dignes et salubres.
Jean Béni Nseposwa Correspondant à Inongo, Province du Maï-Ndombe
Share this content:
