L’étape décisive du processus de sélection pour la deuxième cohorte du Master 2 à l’École Régionale de l’Eau (ERE) de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a franchi une vitesse supérieure. Après une première phase rigoureuse qui a vu s’affronter 448 aspirants, ils ne sont plus que 198 candidats retenus pour passer l’épreuve ultime des entretiens. Cette initiative s’inscrit directement dans le cadre du Programme d’accès aux services d’eau et d’assainissement (PASEA), un projet d’envergure du gouvernement de la République démocratique du Congo, financé par la Banque mondiale et exécuté par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), sous la tutelle du ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité.
Depuis le lundi 26 octobre, le jury évalue les aptitudes des postulants aussi bien en présentiel à Kinshasa qu’à distance pour ceux vivant en province. Le pool de candidats se décompose comme suit : 68 candidats basés à Kinshasa (entretiens en présentiel) et 130 candidats issus des provinces bénéficiaires du programme à savoir,Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental et Kwilu (entretiens en ligne).
Au terme de cet exercice, seuls 74 candidats seront définitivement retenus pour bénéficier d’une bourse d’études intégrale. Ces bourses couvrent deux filières hautement stratégiques dispensées à l’ERE, notamment, Eau, énergie et pompage solaire, ainsi que Traitement des eaux usées.
« L’entretien était très rigoureux et exigeant sur les questions techniques, mais c’est une opportunité unique pour nous . Le pays a besoin de techniciens qualifiés dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et l’énergie solaire », a laissé entendre un candidat qui a requis l’anonymat.
Former une élite nationale pour la pérennité des infrastructures
Le PASEA ambitionne de transformer durablement le quotidien des populations congolaises en offrant un accès fiable à l’eau potable et aux services d’assainissement de base, tout en réduisant significativement l’incidence des maladies d’origine hydrique. Cependant, la construction d’infrastructures modernes ne suffit pas : leur gestion efficace et leur viabilité à long terme exigent des compétences de haut niveau. C’est toute la raison d’être de ce partenariat stratégique avec l’ERE/UNIKIN.
Ce programme de formation vise à doter la RDC d’une nouvelle génération d’experts et de cadres techniques capables de piloter la transition hydrique du pays et de renforcer l’expertise institutionnelle nationale.
« Construire des ouvrages d’eau est une chose, assurer leur gestion technique et leur viabilité à long terme en est une autre. Notre rôle est de former cette élite qui prendra la relève sur le terrain », a indiqué une autre candidate.
Prochaine étape : publication des résultats et rentrée imminente
Le compte à rebours est lancé pour les 198 prétendants. Les résultats définitifs des entretiens seront publiés dans les tout prochains jours, avant le démarrage officiel des cours prévu pour le mois de novembre 2026.
Ruben Ns Mayoni
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