Kinshasa : les femmes vulnérables de Ngaliema lancent un cri d’alarme face à une menace d’expulsion
Un collectif des femmes vulnérables, veuves et orphelines de l’avenue de la Paix, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, interpellent le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour éviter la démolition de leurs habitations. Malgré leurs titres de propriété légaux, elles craignent une expulsion imminente, ordonnée par le gouvernement provincial de Kinshasa.
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, ces femmes dénoncent une décision qu’elles qualifient « d’arbitraire » et contraire à la Constitution, qui garantit la protection de tous les citoyens. Elles soulignent leur situation précaire : certaines hébergent des déplacés de guerre venus de Goma et Bukavu, tandis que d’autres ont contracté des crédits bancaires pour acquérir leurs logements.
« Nous avons voté massivement pour vous et croyons en votre vision « le peuple d’abord » », écrivent-elles dans leur lettre ouverte, implorant son intervention pour éviter une expulsion « inhumaine ».
Ces habitantes de Ngaliema proposent des mesures alternatives à la démolition, comme le curage des caniveaux et une meilleure canalisation des eaux, plutôt que la destruction de leurs maisons. Elles affirment que leur quartier n’a jamais connu d’érosion ni d’inondations avant la vente des parcelles à des particuliers aisés.
Il convient de préciser que la balle est désormais dans le camp des autorités. Les concernées espèrent une réponse favorable du président Tshisekedi pour éviter de se retrouver à la rue.
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