65 ans d’indépendance : une gestion environnementale mi figue mi raisin
30 juin 1960-30 juin 2025, 65 ans jour pour jour depuis que la République démocratique du Congo accédait à son indépendance. Une indépendance politique certes, mais qui se voudrait également économique, culturelle et environnementale. Sur le plan environnemental particulièrement, les 65 ans d’indépendance font penser à des forces, mais aussi à des faibles dans sa gestion par le pouvoir public.
Interrogé sur la question, le Dr François Koyabizo note que des efforts ont été fournis par les instances compétentes pour circonscrire les aires protégées, afin d’atteindre les objectifs assignés (12% du territoire national), concernant les écosystèmes naturels, comme les parcs nationaux, réserves de biosphère, forêts classées, etc.
Un autre point positif soulevé par le Dr François est l’intégration régionale et internationale pour la conservation de ces écosystèmes, à l’instar de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), la Commission internationale du bassin du Congo Oubangui-Sangha (CICOS), le Fonds Vert pour le Climat, le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC) et autres.
La surveillance de l’exploitation forestière par les privés, l’adoption par le Sénat en novembre 2012 de la Loi sur la Gestion des ressources en eau sont d’autres points positifs relevés par François Koyabizo.
Par ailleurs, pendant les 65 ans d’indépendance, tout n’était pas que rose. Les faiblesses dans la gestion de l’environnement, il y en a eu aussi. François Koyabizo parle entre autres de la non maîtrise, voire la corruption dans le domaine de l’exploitation forestière, en ce qui concerne particulièrement le bois d’œuvre. Le pays n’a pas su maîtriser le braconnage dans ses aires protégées malgré l’existence de l’institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l’unité des éco gardes du corps pour la protection des parcs nationaux et ressources apparentées (CorPPN).
Il y a également le retard, sinon l’indolence pour bénéficier des fonds internationaux dans le cadre de l’environnement, cas des Fonds vert pour le climat, Fonds forestier pour le bassin du Congo, le Programme d’Investissement pour la Forêt, ou encore dans la gestion de l’environnement urbain, dont Kinshasa est un exemple éloquent de catastrophe écologique.
Ruben la Mayoni
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