La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), Marie Nyange Ndambo, a échangé le mardi 2 décembre à Kinshasa avec le réseau Green Journalists, une plateforme de journalistes spécialisés dans les questions environnementales. Placée sous le thème « Dialogue sur l’avenir de la communication et de l’éducation environnementale en RDC », cette rencontre visait à créer des synergies pour que la vision du ministère soit mieux portée par une presse spécialisée.
Interrogée sur l’importance de ce dialogue, la ministre a salué l’initiative et exprimé sa reconnaissance aux participants. Elle a souligné que « le domaine de l’environnement nécessite la contribution de tous les acteurs, en particulier des communicateurs », voyant dans cette rencontre une opportunité de renforcer les liens pour affronter ensemble les défis environnementaux.
La collaboration concrète débutera en 2026 par une séance de présentation de la feuille de route annuelle du ministère. La professeure Marie Nyange exposera toutes les activités prévues et invitera chaque journaliste à s’impliquer selon ses compétences.
« La réussite des actions environnementales repose sur un effort collectif. C’est ensemble que nous allons réussir », a-t-elle précisé.

Le plaidoyer des « journalistes verts »
De son côté, le responsable de Green Journalists, Alfred Ntumba, a plaidé pour que ce type de dialogue s’élargisse à d’autres ministères sectoriels, notamment celui de la Communication et médias, de l’Éducation, de la santé, etc. L’objectif sera de former davantage de journalistes spécialisés pour que les questions environnementales prennent l’ampleur nécessaire et que la RDC joue pleinement son rôle de « pays solution ».
« Pour nous dans le réseau, le changement commence par la communication », a-t-il souligné.

Cet écho a été renforcé par Chantal Tombu du centre culturel Texaf Bilembo, qui a présenté des initiatives de sensibilisation, alignées sur le programme « École verte », visant à encourager la jeunesse dans la conservation de la biodiversité du Bassin du Congo.
Soucieuse de voir un environnement sain dans la capitale, la ministre a également exposé sa vision pour l’assainissement de Kinshasa. Elle propose un système décentralisé et responsabilisant.
« Le gouverneur peut donner des assignations claires aux chefs de quartier : chaque semaine, ils doivent faire évacuer les poubelles vers les centres de transit, puis la décharge finale. Il est temps d’assumer et de clarifier les responsabilités», a-t-elle déclaré.
Pour elle, les communes devraient disposer de moyens fiscaux dédiés pour assurer un transport régulier des déchets, évitant ainsi la centralisation excessive qui désavantage certains quartiers.
« Il est indispensable de mettre en place un système efficace, orienté vers les résultats, en responsabilisant réellement bourgmestres et chefs de quartier ».
La ministre a rappelé que le gouvernement travaille également sur les modes de production et de consommation responsables. Selon elle, l’éducation environnementale est la clé pour espérer assainir durablement Kinshasa. Un programme décentralisé, déjà présenté à Belém lors de la COP30, a suscité l’intérêt de plusieurs partenaires.
Enfin, abordant la gestion des déchets plastiques, Marie Nyange a lancé un appel à l’intelligence collective.
« Nous devons utiliser nos propres idées pour résoudre ce problème et restaurer notre dignité. Un environnement propre est une question de dignité humaine », a-t-elle conclu.
Bertin Al-bashir
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